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PHYSIO-PATHOLOGIE

Dans les conséquences physiologiques de l’hématome extra-dural, il y a deux éléments à envisager

1° L'action du choc, déterminant par sa violence et son point d’impact, des troubles physiologiques immédiats.

2° L'action de la « tumeur » extra-durale plus lointaine, qui exerce une compression sur la masse cérébrale.

Les accidents soudains dérivés du choc, déclenchent un mécanisme physiologique commandé par les réflexes vaso-moteurs, ou par le brusque déséquilibre de la circulation sanguine ou par la rupture d'équilibre du système hydraulique céphalo-rachidien.

Von Leyden et Duret, tentèrent en se servant du chien, comme sujet, de réaliser expérimentalement les conditions nécessaires pour déterminer les accidents cliniques que l’observation journalière de traumatisés du crâne, mettaient sous leurs yeux.

Ils fixèrent au niveau d’un volet, ouvert dans la boîte cranienne du chien, un tube de verre gradué. par l'intermédiaire duquel, ils faisaient agir sur un point de la dure-mère, une colonne aqueuse dont ils

PARU, à ee

augmentaient progressivement la hauteur. L’expérience montra :

1° Que lorsque la hauteur de la colonne d’eau dépassait d’une fraction infime la tension artérielle de l'animal, la mort était immédiate.

2° Que la tension artérielle variait en sens inverse ide la pression aqueuse, et déterminail une anémie cérébrale progressive.

3° Que si l’on faisait varier en sens inverse, la colonne d’eau, la tension artérielle augmentait et l’anémie cérébrale rétrocédait.

4° Que la variation entre la tension artérielle et la hauteur d'eau dans le tube, ne pouvait être exprimée par une équation.

Il semblait qu’un facteur nouveau non mesurable par les procédés actuels, intervint pour établir l’équilibre entre les pressions. La chute brutale de la tension artérielle, déterminant la mort, n’avait lieu que lorsque la pression aqueuse dépassait la tension artérielle d’une fraction de centimètre d’eau. C’est comme si, jusqu’à ce point eutectique, les centres vaso-moteurs luttaient contre la pression anormale qu’ils subissaient.

Cette expérience prouve que l’action exercée par la pression, sur la dure-mère d’une force anormale suffisante, détermine des variations de la pression artérielle.

On peut rapprocher de cette série d’expériences l'observation I, que nous rapportons. En effet, l’état de somnolence qui empire peu à peu, se retrouve chez les chiens de Leyden et Duret, elle va jusqu’au coma; le pouls se ralentit. La pression effectuée sur

NOR à PUS

les méninges par l’hématome extra-dural, en formation, déterminait des accidents qui n’allaient pas jusqu’à la mort étant donné que la suppression anormale ne pouvait, à aucun moment, égaler et à fortiori dépasser la tension artérielle.

Ceci est tellement vrai que, au fur et à mesure du curage de l’hématome extra-dural, les accidents respiratoires et circulatoires rétrocédaient, tout comme chez les chiens de Leyden et Duret les accidents rétrocédaient en même temps que la baisse du niveau de l’eau dans le tube appliqué sur la dure-mère du chien. A la fin de l’opération, le pouls et la respiration sont redevenus normaux.

Cette série d’expériences de Leyden et Duret, ne peuvent pas, cependant, expliquer l’œdème cérébral qui déterminait l’exitus de l’enfant opéré, 14 heures après l'intervention et 26 heures après le traumatisme.

Ces expériences montrent cependant la relation importante qui existe, entre l’hypertension intra-cranienne et la variation de la tension artérielle.

Lenormant, Wertheimer et Patel, ont repris ces expériences (rapports aux Congrès de chirurgie de 1935). Des injections faites, à l’aide d’une seringue, par une trépanation punctiforme, à la dose de 3 à 5 cc. de sérum extra dure-mérien, chez le chien, sont sans action sur la pression artérielle, qu’elle soit prise au niveau des carotides ou au niveau des artères périphériques.

Si par contre, on injecte du sérum sous la duremère intacte, la tension artérielle s’élève progressive-

ment durant 10 secondes, puis revient à son point initial, 20 secondes après la fin de l’injection, la pression veineuse subit une pression concomitante.

La même quantité de liquide projetée sur le cerveau mis à nu, est sans action sur la circulation. D’où on peut conclure que :

1° La face externe de la dure-mère et le cortex, sont insensibles aux excitations mécaniques directes.

2° Le cerveau est extrémement sensible aux distensions de cavités.

Duret, dans une nouvelle série d’expériences, avait fait agir sur la dure-mère le sérum d’une façon massive et violente. Il injecte à des chiens, dans l’espace virtuel extra dure-mérien, des quantités de liquide de l’ordre de 100 cc.; les injections d’eau stérile déterminèrent immédiatement la mort de l’animal.

Les injections de sérum gélatineux épais, stérile, déterminèrent une série d’accidents : tétanie, paralysie avec relâchement des sphincters, se terminant par la mort, en deux ou trois minutes. La compression brutale du cerveau, déterminait donc la mort de l'animal.

L’autopsie révéla des lésions cérébrales graves profondes, variant avec les animaux et la brutalité de l'expérience.

Les principales lésions constatées étaient :

1° Lésions bulbaïires graves.

2° Déchirures du plancher du 4 ventricule.

3° Distension de l’aqueduc de Sylvius.

La production de ces lésions, est imputable au déplacement massif du liquide céphalo-rachidien qui,

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