CONCLUSIONS
LE — Nous avons rapporté trois observations d’hématome extra-dural qui constituent la totalité des cas observés par le même chirurgien en 10 ans et sur 120 cas de traumatismes craniens.
IL. — La première notion qui s’en dégage est celle de la rareté de l’hématome extra-dural.
III. — La seconde est celle de la difficulté du diagnostic dans certaines formes cliniques. Deux observations sont absolument typiques et de diagnostic facile.
Le troisième, par contre, ajoutait des signes paradoxaux comme la tachycardie à l’absence d’intervalle libre. La trépanation fut décidée devant la prolongation du coma, et sur l’indication d’une « Mydriase Eclair » observée pendant l’heure qui suivit immédiatement le traumatisme. La trépanation du côté de cette mydriase permit de découvrir un hématome très volumineux et de guérir la malade.
IV. — Nous rapportons dans la discussion du diagnostic deux observations où les signes d’hématome extra-dural se trouvent réunis : intervalle libre, si-
MESA, T; See
gnes d’hypertension cérébrale diffuse et signes neurologiques en foyer; il n'existait pas d’hématome extra-dural.
V. — Au point de vue physio-pathologique, nous avons cru utile de souligner l’importance de troubles déterminés non seulement par l’hématome lui-même mais encore par les réflexes vaso-moteurs que sa présence détermine : hypertension du liquide céphalorachidien, hypertension artérielle, et par cela même la possibilité de blocage ventriculaire du côté opposé à l’hématome.
VI. — Au point de vue pronostic, il faut noter une mort sur trois opérés. La mort est survenue dans un des deux cas typiques et parmi les opérés précocement. Les signes de reprise du coma avec stertor et hyperthermie font penser qu’il s’agit d’un œdème cérébral post-opératoire.
VII. — Le traitement fut dans les trois cas, la trépanation large avec évacuation totale des caillots et hémostase du vaisseau saignant; dans les jours suivants la surveillance de la tension du liquide céphalo-rachidien par ponction lombaire et mesure au manomètre de Claude permet d’instituer un traitement hypo ou hypertensif selon le cas.
VIII. — A ce traitement classique et qui semble avoir été suffisant dans les cas que nous rapportons, nous avons tenu à ajouter l'indication de thérapeuti-
Di
que associée qui découle de travaux récents : ponction ventriculaire du côté opposé à l’hématome, si le ventricule est dilaté et son liquide hypertendu par blocage sous-jacent; trépanation sous-occipitale d’Ody si les signes de blocage sous-occipital n’ont pas cédé à l'évacuation de l’hématome.
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LE DOoYEN : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :
TIFFENEAU. GRÉGOIRE.
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