PU
traventriculaires, superficielles ou diffuses. On ne devra donc pas trop compter sur la simple évacuation de l’hématome pour obtenir une guérison.
Le choc peut provoquer :
La rupture des vaisseaux de méninges molles avec déchirures ou non de l’arachnoïde et formation, en ce cas d’un hématome sous-dural.
Hensehn, en 1902, a établi un classement, qui aujourd’hui, conserve toute sa valeur, des épanchements produits par les traumatismes. Les hématomes superficiels et en particulier extra-duraux, siègent surtout dans les régions temporo-pariétales, pariétales et frontales, tandis que les autres sont principalement péri-bulbaires ou intra-cérébraux.
b) ACTION SUR LES MÉNINGES ET L'ENCÉPHALE.
La pie-mère n’est pas épargnée et les nécropsies la montrent constamment dilacérée au contact de foyers de destruction de matière cérébrale.
L’encéphale peut être le siège de lésions macroscopiques. Lésions méningo-corticales présentant des foyers miliaires ou hémorragiques, avec phlyctène sanguine.
Lésions cortico-médullaires : laissant voir un foyer cortical hématique, pénétrant dans la substance médullaire et déterminant une anfractuosité à parois déchiquetées. La pie-mère et larachnoïde y sont entraînés en lambeaux.
Lésions intra-cérébrales dans lesquelles l’hémato-
me a « inondé le ventricule ».
c) ACTION SUR LE LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN.
Les modifications de composition du liquide céphalo-rachidien n’ont pu être étudiées au point de vue chimique par expérimentation.
Au point de vue biologique, le liquide céphalorachidien prélevé étant souveni teinté en rose ou franchement sanglant, ne peut permettre aucune recherche.
On note cependant, qu’en présence d’un hématome extra-dural constitué, il peut être clair, rose ou sanglant, et Riser, de Toulouse, étudiant ce liquide dans un ou deux cas, a remarqué que si tout rentre dans l’ordre, le liquide s’éclaircit peu à peu et vers le 10° jour, il est le plus souvent simplement xanthochromatique et légèrement hyperalbumineux.
Le Professeur Guillain, de Paris, a mis en évidence chez deux malades atteints d’hémorragie méningée post-traumatique des iso-auto-sensibilisatrices hémolytiques. L'origine locale méningée de ces anticorps, n’est pas douteuse (Riser).