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DEUXIÈME PARTIE

X. Chez les Hémiptères aquatiques le polymorphisme alaire est extrêmement variable; très accentué chez L. lacustris, il

l'est beaucoup moins chez Velia, par exemple. Enfin, certaines espèces ne sont pas polymorphes.

XI. Les muscles du vol se différencient dès le 3 stade laraire ; mais, la phase d'histogénèse active n'a lieu qu'au 5° stade. La fibre vibratrice a une genèse multicellulaire. La striation transversale apparait de bonne heure, un peu avant la mue imaginale. Les disques Q apparaissent les premiers ; puis, ensuite, se différencient les membranes Z.

XIT. I n'y a pas parallélisme absolu entre la disparition des muscles du vol et celle des ailes. Chez les Hémiptères susaquatiques, à ailes réduites ou nulles, les muscles vibrateurs disparaissent brusquement et totalement ; mais, on peut trouver tous les cas intermédiaires : individus aptères de V. currens et de L. thoracicus possédant des muscles vibrateurs ; exemplaires macroptères de L. lacustris et de H. najas ne possédant pas de muscles du vol, ete.

Chez les Ranatres, les Nèpes et les Naucorises, les muscles du vol peuvent être anormaux. Dans ce cas, la dégénérescence musculaire est essentiellement déterminée par suite de l'arrêt de multiplication et d’essaimage des myoblastes au cours du 5° stade larvaire.

Les stries transversales de la fibrille sont des formations cytologiques stables. La striation transversale peut s'édifier et persister sans l'intervention immédiate du mouvement vibratoire.

XIE. L'état de développement des ailes. constituant le polymorphisme alaire, est un caractère héréditaire chez les Hémiptères aquatiques, mais à des degrés divers. Le type aptère parait « pur » chez H. najas, V. currens, M. furcata et A1. pygmea. Le type microptère parait « pur » chez Hydrometra slagnorum. Enfin, chez L. lacustris 1 existe des formes bra-

Br. DE 2 Ne Ne TT >; Mais, il existe aussi de « faux

brachyptères » se comportant, en élevage génétiquement

chyptères hétérozygotes

comme des Ma.

L'action directe des facteurs nourriture et température ne parait pas entrer en jeu comme « déterminants » du polymorphisme alaire, chez ces Insectes.

L’atrophie des muscles du vol relève vraisemblablement des

mêmes causes déterminantes que celles du polymorphisme alaire.

XIV. Chez les espèces polymorphes, les formes à ailes réduites ou nulles sont fréquemment en état d'amixie partielle, et parfois totale (1. stagnorum), avec le Qu macroptère. Ces formes peuvent donc être considérées, jusqu'à un certain po comme des espèces naissantes.

L. thoracicus paraït bien être un mutant dérivé de L. costæ. IL est également possible d'envisager que N. viridis et N. furcata sont nées par mutation de N. glauca. Enfin, V. currens constitue çà et là des races distinctes présentant, entre elles, une certaine amixie.

En prenant comme exemple le cas de L. costæ et de L. thoracicus, on est conduit à envisager que l'évolution de l'organe copulateur s'est faite par variations brusques et non par une série de petites variations darwiniennes graduées.

XV. Alors que chez les espèces d’Hémiptères aquatiques non polymorphes (type P/ea), l'évolution des cellules sexuelles mâles se présente avec une régularité parfaite, il ne semble pas en être de même chez les espèces polymorphes. C'est ainsi que chez L. lacustris et N. maculatus, Von observe des variations tantôt dans le nombre des chromosomes germinaux, tantôt dans le comportement de l'hétérochromosome, tantôt dans la répartition des éléments idiosomiques et de l'appareil de Golgi.

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