AVANT-PROPOS
Il ne faut pas accorder à l'expression « Hémiptères aquatiques » une valeur absolue au point de vue de la systématique de l’ordre des Hémiptères. C’est seulement une expression commode qui permet de rapprocher des espèces propres au milieu aquatique, appartenant à la fois aux sections des Gymnocérates (antennes longues) et des Cryptocérates (antennes courtes).
Je m'étais proposé, comme sujet d'étude, la recherche du déterminisme du polymorphisme alaire, si fréquent chez certains de ces Hémiptères. Mais, ainsi qu’il arrive souvent, j'ai été amené à étendre le champ de mes recherches. Les nombreuses excursions, que j'ai faites aux différentes époques de Pannée (pendant quatre ans), mont fourni d’intéressantes observatious sur la distribution géographique, le comportement, etc., de quelques espèces. Ces observations ont dû être ensuite complètées et vérifiées par des élevages effectués au laboratoire. Enfin, des séries de coupes microscopiques, de larves et d’imagos, faites en vue de suivre Îes divers processus d’atrophie des muscles alaires, m'ont conduit à vérifier certains points d’anatomie et d’histologie. Aussi, en plus de la question du polymorphisme alaire, mes recherches m'ont permis d'observer des faits nouveaux concernant soit la biologie de ces Insectes, soit l'anatomie microscopique de leurs organes. L’exposé de l’ensemble de ces faits comprendra donc deux parties.
La première partie est un essai de monographie générale du groupe des Hémiptères aquatiques.
La seconde partie est réservée à l’étude du polymorphisme alaire et à celle des muscles du vol, chez les diverses formes polymorphes des Hémiptères aquatiques. Cette question, touchant à la variation, m'a conduit à étudier les espèces naissantes ou commençantes chez ces Insectes. De plus, je me suis efforcé de rechercher s’il n'était pas possible d'observer, dans
les cellules sexuelles mâles des formes polymorphes, des processus cytologiques particuliers, susceptibles d'expliquer leur état de variation.
Le # *
Un agréable devoir m’imcombe maintenant : celui de remercier tous ceux qui, de près ou de loin, m'ont aidé de leurs conseils ou m'ont procuré le matériel d'étude qui me faisait défaut :
À M. le Professeur Brasiz, mon premier Maitre en Zoologie, j'adresse ici un souvenir ému.
M. le Professeur L. Mercier m'a indiqué ce sujet de travail. Il à été pour moi le Maitre bienveillant qui ne m’a jamais refusé ses directions et ses critiques. Qu'il veuille bien trouver dans ces lignes l'expression de mon affectueuse reconnaissance.
J'ai également à cœur de remercier respectueusement :
M. le Professeur CauLLERY qui a bien voulu s'intéresser à mes recherches et.a accepté de présenter ce travail à la Rédaction du Bulletin Biologique.
M. le Professeur E. L. Bouvier et ses Collaborateurs, MM. Lesne et Séçuy, qui m'ont toujours communiqué, avec la plus grande bienveillance, les exemplaires d’Insectes des Collections du Muséum d'Histoire Naturelle.
MM. le D" M. Royer et pe BerGevin, les Savants Hémiptéristes, pour la complaisance qu'ils ont toujours mise à vérifier mes déterminations.
Enfin, je ne veux pas oublier M. le Professeur L. Cuénor qui a bien voulu publier avec moi une note sur des résultats, exposés en détails dans cette Thèse, auxquels nous étions arrivés indépendamment l’un de l'autre.
Caen, le ? juin 1993.