M PR
ETIOLOGIE. — PATHOGÉNIE
Aux hémorragies non utérines, autrement dit aux hémorragies de la vulve, du vagin et du col, on assigre une double origine ; elles viennent soit des déchirures du canal génital, soit de la rupture des varices ou du thrombus, dont elles constituent l’un des signes importants et parfois l’un des accidents immédiats les plus graves que le médecin ait à combattre. M. Budin (1) n’a-t-il pas écrit : « Lorsque pendant l'accouchement, Q il se produit une déchirure sur un « point du canal génital, on peut observer en même «temps la rupture d’un vaisseau suffisamment volu- «mineux pour donner lieu à une hémorragie abon- « dante... L’hémorragie reconnaît en effet quelquefois «une autre source (que l’utérus), les vaisseaux qui « occupent la vulve, le périnée, les parois vaginales « ou le col de l'utérus. » À propos des varices, le même auteur (2) dit: « Pendant l’accouchement les varices
peuvent se rompre au niveau de la vulve et du vagin
1. P. Budin. Th. d’agrég. Des lésions traumatiques chez la femme dans les accouchements artificiels 1878, $ V, chap. IV (Lésions des vaisseaux).