‹ Contribution a L'etude Des HemorragiesChapitre 19 sur 50 · PAR SR · texte numérisé non relu

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rents cas, l’hémorragie provient habituellement d’une lésion d’une des branches du clitoris, du vestibule ou d’une déchirure des petites lèvres se propageant à l'organe érectile. Elle persiste après l'expulsion de l'enfant et s'écoule en bavant entre les cuisses de la femme. Lorsqu'on écarte les petites lèvres, le sang peut jaillir en différents sens, surtout s’il vient directement du clitoris. Dans un cas de Muller, le sang jaillissait de la région clitoridienne comme un jet d'urine sortant du canal de l’urètre.

Hémorragie due à la rupture de varices ou de thrombus. — Comme l’hémorragie artérielle, l’hémorragie veineuse peut se faire avant, pendant et après l'expulsion du fœtus. Avant la sortie de la têle, à cause de la gêne apportée à la circulation de retour, les parois de la veine fortement distendues se rompent (Cas d'Outrepont, dans Th. de M. Budin). Pendant l'expulsion, les veines éclatent par suite de la compression qu’elles subissent contre les branches ischio-pubiennes (cas de Klaproth dans le Monatschift für Geburskunde, p. 1 du vol. XII, 1859). Du sang très noir jaillira en jet si l’hémorragie se produit avant la sortie du tronc, celui-ci formant tampon et empêchant le retour du sang, dont la pression s’en trouve augmentée, comme il en a été dans l’observation de Cornillon (1) où « aussitôt après la sortie de la tête, un jet de sang jaillit de la

vulve, et on s’apercut qu'il venait d’une varice sié-

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