HISTORIQUE
Autrefois, toutes les hémorragies qui survenaient après l'accouchement, qu'elles fussent abondantes ou de faible intensité, étaient attribuées à l’inertie utérine. Sans examiner l’état de la matrice, on administrait au plus tôt une dose d’ergot de seigle. Aussi (1) Van Hæœsendouck a-t-il pu dire : « Les auteurs qui « ont écrit sur les hémorragies qui compliquent la € parturition avant, pendant ou après l’accouche- « ment, leur reconnaissent une origine exclusive : « toutes proviennent de la matrice. »
Ce ne fut que vers la fin du xvrr° siècle que l’on songea à la possibilité d’hémorragies ayant leur source dans le canal génital, c’est-à-dire entre l’orifice interne du col de l’utérus et l’orifice vulvaire.
Mauriceau (2), dans son 7raité des femmes grosses et de celles qui sont accouchées, parle «des contusions et des déchirures aux parties basses de la femme »