II. — Nous ne retiendrons rien de l'étude des antécédents
Sur les onze cas observés à la clinique Baudelocque, dans trois cas seulement, on relève des particularités
Deux fois il y avait eu des avortements antérieurs (observ. VII, IV).
Dans l'observation IV, il y avait eu un curage à la suite du deuxième avortement, et au cours de la dernière gestation de l’abuminurie.
Deux fois ; il existait de l’'albuminurie (observation NA EUENLE
III. — Nous n'insisterons pas davantage sur les circonstances de l'accouchement.
Ils furent tous normaux, sportanés, sauf pour l’obser-
vation III, où l’accouchement se produisit prématurément, avec présentation du siège et procidence du cordon.
Une particularité à noter pour l’observation X : une expulsion de courte durée (5 minutes) chez une primipare.
IV. Délivrance. — Il nous a paru par contre plus intéressant de rechercher les conditions dans lesquelles s'était effectuée la délivrance.
Deux faits nous frappent immédiatement
# fois, il y eut des hémorragies de la délivrance !Ob- SEL. HE N XTEXTEE
# fois l'arrière-faix était incomplet ou son intégrité douteuse (Observ. IT, IV, XI, XII).
L'hémorragie de la délivrance a été évaluée à 300 gr. dans l’observation I.
Elle était légère dans les observations V et XI.
Elle était abondante dans l’observation XII.
Dans ce cas, elle avait débuté avant l'expulsion du délivre, et a continué après.
De violentes contractions utérines ont été notées avant cette expulsion.
L'arrière-faix était incomplet.
Pour l'observation XI, déjà signalée, en même temps que l’hémorragie légère de la délivrance, il y eut rétention partielle des membranes.
Dans l’observation III, le placenta avait des bords déchiquetés et son intégrité au niveau de la face utérine était douteuse.
L'observation IV est celle d’un accouchement gemellaire : les deux masses placentaires étaient déchiquetées et les membranes déchirées.
Enfin dans l’observation XII, il y eut rétention totale du chorion et de la caduque.
Ainsi parmi les cas dans lesquels il s’est produit une
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hémorragie de la délivrance, il en est deux qui ont eu un arrière-faix peut-être incomplet.
Dans deux cas, la rétention placentaire a pu être favorisée par une anomalie de la contraction utérine hypertonie (obs. X, XII) agissant en gênant le jeu physiologique normal de la délivrance.
Si nous considérons uniquement les cas de la clinique Baudelocque, les seuls qui aient de la valeur au point de vue statistique, puisqu'ils appartiennent à une statisque globale, en série continue, les résultats sont les suivants
11 cas d’hémorragies secondaires par rétention placentaire.
3 cas d'hémorragie de la délivrance.
3 cas dans lesquels l’arrière-faix est incomplet, ou son intégrité douteuse.
L'un des cas (observ. XI) où il s’est produit une hémorragie de la délivrance avait aussi un délivre incomplet.
Il en résulte que sur les onze cas, cinq ont présenté une anomalie de la délivrance.
Nous retenons un point particulier, dans ces diverses observations à savoir : que l'association d’hémorragie, de la délivrance, et d’un arrière-faix incomplet, extrait
naturellement ou artificiellement est un élément qui --
doit retenir fortement l'attention et faire suspecter un rétention placentaire partielle.