‹ Contribution à l'étude des Hémorrhagies MéningéesChapitre 24 sur 28 · RO · texte numérisé non relu

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Au niveau du segment arrondi ou segment artériel principal, on distingue la succession des diverses tuniques qui sont atteintes d’ailleurs de lésions manifestes ; l’endartère est épaisse, présentant de la prolifération conjonctive et contenant par places des îlots de dégénérescénce sous forme de plaques homogènes, sa coloration plus ou moins foncée allant du rouge franc au rose pâle et parsemées de quelques rares noyaux. Ces plaques s’observent surtout dans la portion la plus interne de l’andartère.

La limitante élastique ressort avec netteté surtout sur les préparations colorées à l’orcéine. En certains points elle devient plus pâle, elle peut s’amincir ou se fragmenter ou se diviser en plusieurs lamelles et comme s’effeuiller.

La tunique musculaire présente un certain degré de sclérose. Elle est envahie par des éléments cellulaires jeunes, arrondis ànoyaux fortement colorés. Cette invasion embryonnaire est surtout très marquée dans l'adventice.

Dans le segment qui constitue la paroi de la dilatation ampullaire nous ne retrouvons plus la structure de la paroi artérielle que nous venons de décrire. Au niveau des points où se fait l'union de l’anévrysme et du vaisseau, la limitante élastique devient moins colorable, s’effile,se fragmente, puis disparaît. On voit aussi la tunique musculaire devenir plus sciéreuse, puis disparaître à son tour complètement. L'endartère ou mieux sa portion interne forme, adossée à l’adventice, la paroi de la dilatation. Cette paroi n'est plus alors constituée que par du tissu fibreux, dans les mailles duquel on retrouve une infiltration très abondante de globules sanguins. À sa surface interne, existe aussi un caillot adhérent, assez volumineux, sans traces d'organisation, s’effilant en S’engageant dans la lumière rétrécie qui réunit le sac et le segment artériel.

Nous n'avons pu déceler, sur nos préparations, le siège exact de fissuration à travers laquelle a dû se faire le raptus hémorrhagique. mais l’infiltration sanguine abondante dans les interstices du tissu fibreux pariétal et toutautour de cette

paroi sous forme d’un caillot volumineux, indique selon toute probabilité, que ce point de rupture était tout proche. En tout cas, l'existence de ce petit anévrysme sacciforme

jointe à celle d’un gros caillot périphérique et à la notion de son siège dans la région où l’infiltration hémorrhagique intrapie-mérienne atteint son maximun, nous autorise à penser qu'ilaété le point de départ de l’hémorrhagie que nous avons observée, d'autant mieux que nous n'avons trouvé sur aucune autre branche artérielle de dilatation semblable.

Les autres artérioles pie-mériennes, intéressées par notre coupe, étaient-elles aussi, nettement malades et présentaient, dans leur portion périphérique surtout, une infiltration embryonnaire très abondante.

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