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plus noir et plus épais et l'on peut croire d'abord à du sang venu par effraction de la profondeur. Les méninges cérébelleuses présentent un léger degré d'infiltration. Le jiquide céphalo-rachidien est rosé, de quantité à peu près normale. Rien à la surface de l'hémisphère gauche ni dans son épaisseur. À la coupe de l'hémisphère droit on constate que le sang pénètre profondément dans les scissures et les sillons du cortex, qui sont remplis par des caillots noirs comme par une masse à injection poussée sous pression. Ceci s’observe particulièrement au niveau de la scissure de Sylvius et de celle de Rolando, et la surface de l’insula est recouverte de gros caillots. Sur un point au niveau de la région motrice il y a effraction de la méninge molle.
L'ablation de la pie-mère est difficile, les caillots étant comme fixés dans les scissures et les sillons où le sang a dû s’épancher sous pression. On note à la surface interne de ce feuillet méningé des saillies hématiques correspondant aux dépressions corticales, si bien que cette surface prend l'aspect de la carte géographique en relief d’une région montagneuse. L'épanchement s'est donc fait dans l'épaisseur et au-dessous de la pie-mère. Ce n'est que secondairement que s’est produite en un point limité son effraction à travers cette membrane. Les circonvolutions débarrassées de la méninge sont un peu imbibées de sang, mais lisses et sans lésions. Pas d'épanchement sanguin ni de lésions dans l'épaisseur de l'hémisphère.
La sylvienne droite est enlevée. On constate sur une de ses branches principales un caillot adhérent présentant une surface lisse après détersion et paraissant contenu sous l’adventice. Ce point paraissant suspect d’être l’origine du raptus hémorrhagique doit être réservé pour un examen plus approfondi. L’artère basillaire est dilatée, indurée grosse comme une grosse plume d'oie et présente quelques plaques jaunes. On ne constate rien d’anormal du côté du mésocéphale.
Le cœur est gros (450 gr.); gras, sans lésions orificielles
og Les poumons sont congestionnés. Les reins présentent un
certain degré de sclérose, la capsule estadhérente et la substance corticale diminuée d'épaisseur.
B) Examen histologique. — Nous avons recueilli la sylvienne droite avec soin et nous avons examiné la branche de cette artère présentant à la surface un caillot noirâtre qui paraissait inclus sous l’adventice. A l'examen macroscopique de la partie moyenne de cette artère, ainsi munie d’un caïllot périphérique en croissant, on constate à l’intérieur de celuici la coupe transversale du vaisseau. Cette coupe est irrégulière,du moins sur une de ses moitiés qui est dilatée etforme un petit sac contenant du sang. L'existence de ce petit sac ‘anévrysmatique est indéniable et apparaît nettement après le grattage des caillots qui recouvraient la surface externe du vaisseau. Son volume est très restreint, atteignant à peine celui d'un petit pois. L'examen microscopique confirma d’ailleurs son existence. Voiciles résultats qu’il nous a fournis.
Nous avons pratiqué des coupes transversales d'un fragment pris au niveau de la dilatation anévrysmale, après fixation par l'alcool et inclusion dans la paraffine. Nous les avons colorées soit avec l’hématéine et l’éosinz, soit avec l'orcéine. |
À un faible grossissement on constate tout d’abord la présence, au milieu d’un caillot volumineux, de la grosse branche artérielle émanée de la sylvienne et coupée plus ou moins transversalement.La lumière est très irrégulière ; dans une de ces portions elle est arrondie, revenue sur elle-même et ne contient pas de globules de sang.Cette portion, arrondie, se continue par une lumière étroiteavec un segment renflé, dilaté, présentant de nombreux globules sanguins. La paroi de cette artère offre. elle aussi, une épaisseur et une structure différentes dans les deux régions. Cette différence apparaît nettement, déjà même avec une grossissement faible et s’accuse avec un grossissement plus fort. |