livre passage : aorte et canal thoracique
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anneau fibreux adhérent intimement à l’adventice aortique en avant.
Par contre, en arrière et sur les côtés, adhérences làches, l'aorte étant séparée de son orifice par du tissu conjonctif et des vaisseaux lymphatiques originaires de la citerne de Pecquet.
Ainsi l’aorte est-elle située dans un orifice fibreux, rigide et incontractible, s’opposant par là à l’orifice œsophagien essentiellement musculaire. |
Orifice œsophagien : situé en arrière du centre phrénique dont il est séparé par un tissu musculaire plus ou moins abondant: il est à trois centimètres au-dessous du dôme diaphragmatique.
De ce fait, son oùuverture est très oblique en bas et en avant, expliquant par là la brièveté de l’œsophage diaphragmatique qui ne mesure pas deux centimètres.
Projection vertébrale en avant de la 10° vertèbre dorsale pour TESTUT et GREY, de la 8° et 9 pour Roux.
Orifice un peu à gauche de la ligne médiane dans 57 % des cas d’après BooNants, dans 25 % sur la ligne médiane, dans 18 % à droite. |
Mesure — 30 mm. de long, 10 à 12 mm. de large pour TESTUT.
La constitution de cet orifice est formée par l’anneau antérieur de 8 musculaires dû à l’entrecroisement des piliers droits et gauches. Pour d’autres auteurs, les piliers droits et gauches ne s’entrecroisent pas et les bords de l’hiatus seraient formés par la division en deux faisceaux musculaires droits et gauches, issus tous deux du pilier droit du diaphragme, le plus important.
L’œsophage est uni à l’anneau musculaire œsophagien par un tissu cellulaire dense auquel viennent s’ajouter les petits muscles de Rouget. Ces diverses formations péri-æœsophagiennes assurent la solidarité œsophago-phrénique en même temps que l’étanchéité thoraco-abdominale.
Actuellement, sous l'impulsion de nombreux anatomistes et chirurgiens anglo-saxons, comme l’ont rapporté MM. DELOYERS et Van Der SrrircH, l’existence d’un « joint œso-phrénique autonome » est discutée, sinon admise. C’est ainsi qu’est décrite une membrane œsophago-phrénique.
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Elle s’insère en haut à la partie toute inférieure de l’æsophage thoracique à quelques centimètres au-dessus du cardia, adhère intimement au tissu péri-æœsophagien. Il faudrait pour la séparer, l’arracher, dit Von HEGECk. De ce point d'insertion supérieur, la membrane descend en s’écartant progressivement de l’œsophage, traverse le hiatus et « tout en s’évasant vient se perdre à la face inférieure du diaphragme dans le fascia sous-diaphragmatique » (DELOYERS et Van Der STRICHT).
Le péritoine se trouve donc au-dessous de l’insertion inférieure de cette membrane.
Quelle est en réalité la valeur chirurgicale de cette membrane ? Comme le rapporte MM. DELOYERS et Van Der STRICHT, au 5° Congrès de l’Association Belge de Chirurgie, un certain nombre de chirurgiens dont SWEET, ALIISON et RESANO attachent une grande valeur dans la restauration de cette membrane distendue par la hernie. Sa réfection assurant une restitution anatomique et physiologique de l’œsophage abdominal, lui gardant en particulier sa mobilité, comme y insiste RÉSANO. Sa valeur néanmoins, reste discutée, les interventions abdominales ne peuvent l’atteindre, et pour beaucoup, la réparation de cette membrane n’apparaît pas être un facteur capital dans la tactique opératoire. | ;
Orifice de la veine cave inférieure : situé en plein centre phrénique, à l’union des folioles moyennes et droites, il est le plus grand des orifices diaphragmatiques. De forme quadrilatère aux angles arrondis où:s’entrecroisent les bandelettes d'associations de Bourgery, il est situé en avant et à droite de l'orifice œsophagien; adhérences intimes de la veine cave inférieure au pourtour de son orifice.
Vascularisation.