DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL
1°) Avec les affections non digestives, c’est-à-dire avec les images aériques ou hydro-aériques du poumon plus que du médiastin. Leur diagnostic est facile par l’ingestion barytée.
2°) Avec les troubles organiques ou fonctionnels du tractus digestif.
a) Les diverticules de la partie haute de l’estomac ne se discutent pour ainsi dire pas. Leurs pédicules et leur situation sous-diaphragmatique les font facilement reconnaître.
Par contre la discrimination entre certaines images œæsophagiennes et hernies hiatales est quelquefois délicate,
b} Une ampoule épiphrénique de Luschka, un peu dilatée peut en imposer pour une hernie du hiatus du type Akerlund IL Mais là manque d’aspect distendu de l’œsophage en amont. Et
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surtout la radiologie en couches minces montre que cette dilatation est revêtue d’une muqueuse œsophagienne lisse et non vallonnée comme la muqueuse gastrique.
c) Diverticule épiphrénique. C’est là un diagnostic difficile. Néanmoins il s’agit d’une affection rare à comparer -des hernies du hiatus. S'il est peu fréquent de pouvoir mettre en évidence un passage entre l’æœsophage et le diverticule, ce dernier étant généralement accolé à la paroi œsophagienne; la radiographie en position ventrale apporte des éléments de première importance différentielle. D’abord, l'impossibilité de mettre en évidence un pédicule herniaire et ensuite, l’existence d’une muqueuse œsophagienne intra-diverticulaire,
. d) Mégaæsophage : de diagnostic en général facile avec ou sans le secours de nitrite d’amyle. Seuls peuvent être discutés les mégaœæsophages géants qui paraissent remplir presque tout un hémi-thorax. L'examen scopique lèvera les doutes qu’une radiographie aurait pu susciter en montrant l’arrivée rapide de la baryte dans cette poche œsophagienne.
e) Brachyæsophage : son existence est d’affirmation difficile. C’est là encore qu’apparait toute la valeur de l'examen en procubitus ventral, léger Trendelenburg à la recherche d’un pédicule gastrique et œsophagien. Il arrive parfois que la superposition des images fasse hésiter, d’où l'intérêt là aussi des couches minces. Il existe une dilatation du tube digestif sus-diaphragmatique, s'agit-il d’une hernie du type Akerlund III ou d’un brachyæsophage ? Dans le cas de brachyæsophage, l’œsophage sus-jacent à la dilatation est tendu et rigide, ne ressemble en rien aux œsophages des hernies Akerlund IT où il apparait au contraire trop long et sinueux. D’autre part, la dilatation sous-jacente, sous-diaphragmatique est plus haute dans le thorax qu’un cône d’attraction cardio-tubérositaire tel qu’on le reconnait dans les hernies diaphragmatiques. La morphologie de cette dilatation sous-œsophagienne est moins arrondie, plus fusiforme que dans les hernies du hiatus.
C’est dans ces cas seulement que l’œsophagoscopie nous est apparue conserver toute sa valeur.
f) Eventration diaphragmatique. Si dans les £as d’éventration diaphragmatique modérée, la radiographie de profil asso-