‹ Contribution à l'étude des hernies diaphragmatiquesChapitre 34 sur 94 · RESULTATS · texte numérisé non relu

RESULTATS

Sur les 57 observations du hiatus œsophagien rassemblées, 59 ont été opérées.

Les 2 d’entre elles qui n’ont pas été opérées sont : £

1°) Une hernie étranglée vu trop tardivement qui décéda peu après son admission à la clinique.

2°) Une hernie du hiatus associée à un diverticule de l’œsophage cervical. La cure de ce dernier ayant été seule pratiquée, le sujet âgé et très dénutri ne présentant pas de troubles imputables à sa hernie. *

Parmi les 55 autres malades opérés, 31 ont subi la cure de leur hernie par voie thoracique et 24 par laparotomie.

3 d’entre ces sujets étaient porteur d’une autre lésion nécessitant une thoracotomie : deux cancers de lœsophage et une dilatation des bronches. Nous exclurons donc ces trois observations des résultats opératoires, l’affection prédominante n’étant pas une hernie du hiatus. :

Reste donc 52 hernies opérées pour cette affection isolée.

34 d’entre elles ont été opérées par M. SANTY.

3 décès : 1 par blessure de la veine cave inférieure

2 par embolie pulmonaire.

Dans le premier cas, la blessure de la veine cave inférieure est survenue chez un enfant porteur d’une volumineuse hernie droite, faisant saillie dans le thorax par un hiatus béant dont le bord droit était constitué par la veine cave inférieure.

Les deux embolies se produisirent au 6° jour suivant l’intervention. Il s’agissait de deux formes hémorragiques : l’une avait subi un traitement pré-opératoire anti-anémique répété qui ramena ses globules rouges de 2.488.000 à 4.700.000.

L'autre n'ayant reçu aucun traitement préopératoire, les

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premières manifestations hémorragiques faites de quelques mælénas remontant à il y a un mois seulement, l’état général étant excellent.

Si pour le second cas, on peut regretter de ne pas avoir pratiqué des examens hématologiques. Pour le premier, toutes précautions avaient été prises dans ce sens.

La thérapeutique matiale aurait-elle pu mieux que les transfusions établirent un équilibre hématologique plus stable ? De récentes observations semblent le confirmer. L’emploi des anti-coagulants post-opératoires auraient peut-être pu modifier les évènements. Leur emploi demeure encore délicat chez les thoracotomisés récents.

Parmi les autres observations que nous avons coligés, dont certaines d’entre elles remontent à une période où l’anesthésie et les anti-biotiques n’apportaient la même sécurité, nous rele- Vons :.

1°) Une suppuration médiastinale qui entraîna la mort. II s'agissait d’un malade qui avait été amené porteur d’une jéjunostomie, son état cachectique et les troubles cliniques présentés l’ayant fait considérer comme un néoplasme œsophagien. Il fut opéré par voie abdominale, intervention qui comporta un rétablissement de la continuité intestinale et une cure de la hernie. Sans doute aurait-il mieux valu pratiquer ces deux interventions par temps séparés.

2°) Pneumonie gauche chez un sujet âgé.

3°) Un décès par intolérance sulfamidée.

4°) Une mort par embolie chez un sujet qui avait présenté dans les mois précédents plusieurs phénomènes phlébitiques des membres inférieurs. Malgré l’attente de plusieurs mois entre ces troubles vasculaires et l'intervention. un traitement martial bien conduit, la mort survint 6 jours après l'intervention par embolie.

Les résultats éloignés des interventions pour hernies du hiatus, sans que l’on puisse établir que dans près de 60 % des cas les résultats cliniques et radiologiques sont excellents, que dans 35 % des cas ou bien le résultats fonctionnel est imparfait et l’image radiologique bonne, ou bien les troubles fonctionnels ne sont pas réapparus depuis lintervention et la radio montre une petite récidive.

5 % des cas récidives.

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