‹ Contribution à l'étude des hygromas à grains riziformesChapitre 13 sur 27 · CRE · texte numérisé non relu

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Enfin deux cas de dissection totale. sans ouverture de Fhygroma : dans l’un guérison en un mois (M. Ruotte, obs. XVIII), mais il s'agissait d'un malade pusillanime qui ne consentit à marcher que quand tous les symptômes douloureux eurent disparu ; dans l’autre guérison en 20 jours (M. Vialle, obs. XIX).

Si nous considérons maintenant dans une vue d’ensemble les résultats des différentes interventions que nous venons de décrire, nous nous apercevons immédiatement que dans presque tous les cas traités par ponction et injection d'un liquide modificaleur on a eu à observer des suppurations d'intensité variable, mais qui toutes retardaient Ia guérison, lors même qu'elles ne l’influençcaient pas déplorablemert comme dans le cas de Forget.

L'incision avec ou sans grattage a donné dans quelques cas des résullats qui semblent assez bons; dans d'autres au contraire, elle s'accompagne de suppurations prolongées : elle à même à son actif un cas de mort par généralisation.

La cure radicale enfin, soit pratiquée dans toute sa rigueur comme nous l'avons décrite, soit même modifiée selon les circonstances opératoires et combinée à l'excision a toujours donné des résullats très salisfaisants. Sur sept malades ainsi traités, on a observé qu'une seule fois une légère suppuralion résullant peut-être des obligations qui forcerent à pratiquer un grattage au fond d’une plaie anfractueuse et dans une région profonde (Nicaise); dans les six autres Cas, pas la plus légère suppuralion ne vint compliquer le pronostie, et la guérison s’effectua en moyenne entre le

10e et le 20° jour, avec retour complet ad integrum.

La technique opératoire est essentiellement variable suivant la région où siège l'hygroma : les plans musculaires, les aponévroses à traverser dépendrorkt nalurellement de la localisation de la tumeur et il nous faudrait faire un vérilable résumé d'anatomie lopooraphique pour traiter ce point. Telle n’est pas notre intention, et nous tenons simplement au point de vue technique à insister un peu sur les deux faits suivants : tout d'abord doit-on drainer après l’opération radicale? Le drain ne peut avoir que des inconvénients minimes; peut-être retarde-til dun où deux jours, la fermeture de la plaie cutanée mais il à l'immense avantage d'empêcher la formation postopéraloire d'une collection sanguine et supplée à une hémostase qui ne peut toujours être compléte : son emploi est donc à préconiser dans tous les cas.

Le second point se rattache tout particulièrement à lhygroma de la bourse sous-quadricipitale : nous recommandons vivement dans ces cas la double incision latérale pratiquée par M. Ruotle chez son malade; celle incision permet de ménager le rétrécissement vertical dù à la disposition anatomique de la région elle-même; elle donne beaucoup de jour pour pratiquer la décorticalion successivement par les deux plaies, bref elle ne présente que des avantages.

En résumé, dans létal actuel de la chirurgie, tout hygroma à grains riziformes doit être traité par la cure radicale avec, suivantles circonstances, les différentes modifications que nous avons exposées dans le cours de ce chapitre.

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