‹ Contribution à l'étude des Hypertrophies Thyroïdiennes de la Valeur des ThyroïdectomiesChapitre 13 sur 14 · ART POUR · texte numérisé non relu

ART POUR

ii valles on ne s'abstient de cette pratique il est pérmis d’en-

revoir V état de: crétinisme absolu de là malade ; elle reste toute la journée assise l'œil terne el Vague Sans se soucier de ce qui se passe autour d'elle; la figure toute ronde: à

été comparée au disque humain dans son plein; les traits sont lourds et sans expression, le sourire est banni de la physionomie. La peau est dure, revêche, les cheveux sont extrêmement râres, mais en revanche d’uné épaisseur con-

Sidérable; le système pileux du reste dt corps seinble manquer, il n’y à bien entendu pas trace de puberté. !

M. Jules Voisin éut l'idée de pratiquer la greffe {hyroïdienne mais cette opération he donna pas de résultat pour

ainsi dire ; l'alimentation thyroïdienne àäü Contraire donna

les meilleurs efféls;, la malade depuis lors s’est un peu développée ; uñ travail ‘exirémernent intense s’est fait au

côté du système cutané puisqu elle à « changé Là fois de

peau » suivant l’expression de Ja surveillante. Les cheveux - tendent à FIRE Son intelligence semble se développer aussi un peu; elle parait se réjouir à faire des rondes avec d'ätitres pétits inalades. |

: Où I voit sourire à l'arrivée d'üré figure connue ; par-

fois même si on le lui demande, ellé vous enverra un bai-

ser ou vous fera ui pied dé nez, occupation qui à le don de lamüsér beaucoup. PEN |

Ces modifications au point de vue abSOt ne sont pas grand chose, mais on est fräppé dadmiration quand on songe 7 annee à Ja D dé celte méthode un ÊTRE

à Pas

qui n'avait aucun point de contact avec le monde exté-

rieur et qui était destiné à vivre dans une nuit éternelle, a pu prendre quelques plaisirs à l'existence et se dévelop- s

per tout au moins assez pour se rendre compte qu'il existe.

Le myœædeme peut être précédé A période d’hypertrophie thyroïdienne. «Il est intéressant de noter avec

quelle fréquence la maladie de Basedow s’est associée avec

d’autres états morbides, l’hystérie, syringomijelie angione veineux du cerveau, délit mélancolique ; mais sous le rapport des associations de ce genre, l'obs. VI est assurément la plus instructive. Elle montre le syndra goître exophtalmique apparaissant au début du syndrome myxœædème.

Or le myxædème étant généralement reconnu comme une

affection produite par l’atrophie du corps thyroïde. On est amené à se demander s’il n’y a pas un lieu étroit entre

ces deux états morbides et s’il ne s'agirait pas là de deux

affections qui dériveraient d’une même cause ayant son

siège dans le corps thyroïde. | ne Il nous parait que cette combinaison n’est nullement for.

tuite etnous en connaissons d'ailleurs plusieu rsautres exem-

ples,Kovalevski a observé un cas dans lequel 1 myxædème

s’est développé chez une femme atteinte de goître. exophtalmique Sollier rapporte deux observations dans lesquelles

on voit apparaître en même temps des accidents de goiître !

exophtalmique et de myxœdème. Harris et Wright signalent

dans un Cas la production d’une tuméfaction du cou, plu:

sieurs années avant le développement du myxædème, Récemment von Jackst a publié un fait de maladie de Basedow avec myxœdème chez le même malade J. Bowbs a vu deux fois le goître exophtalmique précéder le mysœdème. \ (En UE Peut-être s'agit-il là d’une poussée: Lypertrophiqué se manifestant au début ou dans le cours d’une affection sclerosante du corps thyroïde. En tous cas il nous semblé que apparition du goitre exophtalmique tendant l’évolution d’un myxædème etun argument de poids en faveur de

l’origine thyroïdienne de la maladie de Basedow. » Jeoffroy

et Achard. (Archives de médecine expérimentale). Ceci prête à des considérations extrêmement intéressantes au point de vue de lacompréhension de la maladie : Le myxœæ-

déme, à n’en point douter est le résultat de l'absence etpar

conséquent de la nullité fonctionnelle du corps thyroïde, or on conçoit parfaitement qu’une affection dont le proces:

sus anatomique a pour effet de détruire l'organe qu’elie

touche, aboutit sûrement à l'abolition des fonctions de l'organe ; - c’est ce à quoi nous assistons dans l’évolution des néphrites mixtes à prédominence parenchymateuse,

avec l’anatomie pathologique desquelles celle du goitre

n’est pas sans rapport.

Or le beau travaille de Geoffroy nous offre l'étude des altérations de la glande styroïde dans le goître exophtalmique, et l'étude de ces lésions nous offre une interprétation très

favorable des faits : dans une première période d'hyperacti-

vité tonctisanelle les Corps thyroïde el hypertrophie ; puis se un travail de thyroidité parenchymateuse vient modifier les 1

vesicules de la glande qui bientôt complètement méconpaissables ne sont plus représentées que par des amas cellulaires plongés dans des tractus conjontif.

Le fait dans le goîlre ordinaire est plus connu et par- a

faitement classique ; les rapports du goitre, et du crétinisme,

sont connus de longue dale. Et Horseley répond fort bien … à une objection de M. Lahorde. « Le crétinisme est congé- Ë

nital ou acquis. Dans le 1° cas À ya toujours atrophie de laglande : dans le second l hypertrophie n’estpas une preuve de l exagération des fonctions de la glande. »

Dans ce second cas l’hypertrophie de la glande est en | rapport avec le travail excessif qui est exigé d'elle par suite

des conditions hygiéniques de la contrée ; et les. dégénérescences ultérieures de la glande sont une conséquence de.

son travail excessif.

Arrivons maintenant au x mx post opératoire chez dl

l'homme. é :

IL appartient à L. Reverdin dè Genève de décrire les accie

dents, et c’est dans sa communication du 43 septembre 1882

à la société médicale de Genève que cet auteur S’appuyant sur les observations. personnelles, insiste sur là fréquence des accidents après la thyroïdectomie: totale. If en tira Ia conclusion que la thyroïdectomie partielle: devait seule être

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