‹ Contribution à l'étude des Hypertrophies Thyroïdiennes de la Valeur des ThyroïdectomiesChapitre 14 sur 14 · DD · texte numérisé non relu

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pratiquée, sauf de raresexceptions. Depuis, de nombreuses observations ont été publiées sur le même sujet. Citons celles de M. L. Reverdin et de A. Reverdin, de Kocher, de

Pilliard, de Bruns, Poucet de Lyon, Loucereaux.

Nous empruntons à M. Lancereaux l'observation suivante. publiée dans la semaine médicale de 1893 p. 25, et sur laquelle il a bien voulu nous donner quelques détails com plémentaires. |

Un enfant de 11 ans très bien portant, intelligent puisqu'il

était le 4° de sa classe, portait au cou une tumeur que le

médecin traitant considérait comme un kyste et qu’il proposa de combattre par le passage d'un séton. La famille ne voulant pas se reférer à cet avis alla consulter un spécialiste des maladies de l'enfance, et celui-ci conseilla l'ablation du corps thyroïde.

L'’organe fut enlevé en entier ét l'eifant eubtiE % mois plus tard, celni- -Ci se faisait remarquer par les phénomènes suivants : : démarche pénible et embarrassée, lenteur dans les mouvements, décoloralion des téguments, changement de la physionomie, gonflement des membres et refroidisse-

ment des extrémités, Mais ce qu'il y avait de plus frappant

chez lui, c'était la déchéance des facultés intellectuelles, la lenteur de la parole, la nonchalance dans la conversation à part certains moments où il lui arrivait de trouver quelques bons mots et certaines excitations momentanées : tout un ensémble, enfin, qui Le rapprochait absolument du

crétin.

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Aujourd’hui, # ans après l’opération, Cejeune garçon a conservé la taille qu’il avait à cette époque, mais de plus il est devenu épais et lourd ; il a le visage large, le nez

aplati, les lèvres volumineuses. Les téguments ont une

teinte pâle, jaunâtre, la physionomie est triste, sans expression ; la tête, quifléchit, est manifestement modifiée; elle parait s’allonger comme en pain de sucre, les cheveux sont secs et clair semés, le tronc et surtout les membres tuméfiés et bouffis, d’une dureté excessive, ont perdu leur reliefs. La démarche, chancelante, s'exécute avec un certain degré d’inclinaison en avant et il y a menace de chute. L’abdomen est volumineux. Il n'existe aucune trace de puberté, et l'enfant, qui a dû cesser ses classes à la suite de l'opération, ne peut plus lire ni écrire, et c'est à peine s’il reconnait ses parents. Pendant plus de deux ans il est resté calme, ne manifestant d’autres troubles qu’une dépression de toutes ses facultés physiques et morales, mais depuis six mois, un an, un rien le contrarie ; il s’impatiente facilement, surtout quand on lui répète plusieurs : fois lamême chose. Il frappe quelquefois les personnes qui l’entourent, s’emporte enfin en jetant des cris perçants, aigus, n'ayant rien d’humain. |

L'appétit est conservé, les fonctions digestives s’accomplissent normalement, et même l'enfant paraît s'intéresser à ce qu'il doit manger, il est friand de sucreries, la sécrétion urinaire est faible, car les urines dépassent rarement 500 gr., l'émission en est normale. La circulation et là

1) NC ae LA A | respinion ne présentent aucun te uble appréciable, cepen- | dant les extrémités sont toujours froides et KR température

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| Nous ne murtiptierons pas les exemples; ils se ressemblent tous et aucun mieux que celui de M. Lanceraux n’est

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i 1 e t FRS ; Lo 4e, À d k ÿ Ilne peut ras après la lecture de ce chapitre rester ‘aucun doute dans les esprits sur Vinportance fonction-.

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nelle de la thyroïde ; et il ya véritablement plaisie À à voir Ja clinique médicale confirmer l'expérimentation physiolo- gique et chirurgicale: ds CT Lo NE LE Le A

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. ge L'éme eniqie, ie pathogénie, Panatomie patholo- | ï ; à D AE ARS | gique concordént pour faire triompher là théorie thyroi- DEAR RAT SE SAS DR Fu BR TA" dienne.du goitre exophtalmique etpar conséquent pour ne a É UNE ds 2 | ne exclure cette affection de l'étude ‘des indications Opé=. Fe US es à ve | ratoires. en. présence d'hypertrophies thyroïdiennes de | Me: s Lee auelque nature qu'elles SOÉTÉ e te de À m7" LA “ Pa A tele rôle de la glande. thyroïde dans l'évolution antoué… RE PA | ; AE GR ” nique est de. toute évidence ; elle s semble & toutefois pouvoir | nn | AUS SRE CR être suppléée par d° autres organes de même nature. Ru NU Fe ’ FAUNE < Les opérations partielles sur la thyroïde sont légitimes ! Le ue A | FES # & Ps : el cela d'autant plus que le sujet a fini sa croissance. nn de ses Se Vas Woe PR RS < ES Fi 4° Les chances de succés des opérations lotales nesont sn va Ÿ d Date fe pas en rapport avec les accidents à craindre ; ‘elles nous. he NRA “ DRE RATE se RES semblent devoir être rejetées. ue nn RAT AN ER AA : ; A RSR ALT nt A Re | Le Président d ki étés PART ARMES LU MARS RAS DM On A ep PACA + RAYMOND. oies SV Care SRE Vu : Es SAR déer ki la ie ANS AS JE te Le Doyen, RES A Re NN D TENUE U | BROUARDEL. D AR An Ailes AREA à x . Te CES 1 Vuet permis d'imprimer :

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