‹ Contribution à l'étude des Hypertrophies Thyroïdiennes de la Valeur des ThyroïdectomiesChapitre 5 sur 14 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La Glande Thyroïde

Avant d'aborder l'étude de la thyroïdectomie des cas

dans lesquels cette opération est indiquée, de ses résultats

e immédiats, des accidents qui peuvent en découler, il ne

nous semble pas inutile pour fixer les idées de faire un

rapide résumé des rapports de la glande normale et rappeler

les quelques notions, combien restreintes ! que la physiologie nous fournit à son sujet. |

On sait que la glande thyroïde est composée de deux :

lobes réunis par une portion centrale qui porte le nom

d’isthme, et que du lobe gauche à son union avec l’itshme

s’élève une colonne de même structure que le reste de la glande portant le nom de pyramide de Lalouette.

La base de l’organe répond au cinquième ou sixième anneau dela trachée et se trouve distante de la fourchette sternale de dix ou quinze millimètres, espace qui peut être doublé lorsque la tête est portée en arriêre. Ce rapport fait comprendre la possibilité de goîtres plongeant dans la cavité thoracique. ii

Le sommet de la glande atteint de chaque côté le tiers inférieur du bord postérieur du corps thyroïde,

Au point de vue chirurgical c’est en arrière de la glande que se concentre l'intérêt. Si à l'instar de Braune nous faisons une coupe d'un sujet entier passant au niveau de la première dorsale, nous pourrons décrire la thyroïde englobant la trachée comme offrant approximativement la forme d’une demi ellypse suivant son grand axe. (La thyroïde englobe en effet la trachée sur toute sa péri phérie sauf en arrière : Nous trouvons sur un même plan immédiatement en rapport avec la thyroïde la veine jugulaire interne, la carotide primitive et entre les deux le nerf pneumogastrique puis le nerf recurrent ; il est à noter que . le recurrent gauche est beaucoup plus rapproché de la glande que le droit ; sur la ligne médiane, l'œsophage qui déborde un peu à droite, et un peu plus en arrière les ganglions du grand sympathique,

La thyroïde est très richement vascularisée et à côté des deux artères thyroïdiennes, supérieures et des deux infé-

ET Ke TER rieures il en existe une cinquième fréquente dans la proportion de 10 0/0

Les yeines comprennent 3 groupes: Les thyroïdiennes supérieures qui se rendent au tronc thyro-lingo- facial ; les inférieures remarquables par leur volume qui se rendent directement dans la veine cave du côté droit, et à gauche dans le tronc brachio-céphalique gauche. Enfin les thyroidiennes moyennes inconstantes. ;

Les lymphatiques n’ont pas d’intérêt pour nous.

Les nerfs viennent du grand sympathique suivant le trajet des vaisseaux: mais il en vient également du laryngé externe et même de l'hypoglosse ; ces nerfs-là sont nécessairement lésés au cours de la thyroïdectomie ét causeront des accidents inévitables.

Cruvÿeilher signale une adhérence fibreuse entre la glande thyroïde et le premier anneau de la trachée : il s’en suit qu’elle suit tous les mouvements du larynx.

Depuis Santorini on a abandonné lespoir de trouver Jin conduit excréteur et on range la thyroïde, avec la rate, les capsules surréales, le thpnus, le corps pituitaire dans la catégorie des glandes vasculaire sanguines.

Ce rapprochement n’est pas inutile car nous verrons er étudiant la physiologie expérimentale qu’il peut se produire une suppléance d’un dé ces organes par un autre du même groupe. On sait d’ailleurs qu’il peutse produire des lobules aberrants de la thyroïde lesquels peuvent comme la glande mère être le siège de hypertrophie, de kystes ou de tumeurs.

QUO L/RTUERS

Quant aux fonctions de la glande, deux points semblent à peu près mis en évidence.

Le L'action de thyroïde sur l’évolution de l’individu, sur son développement intellectuel et physique. (Nous reviendrons sur ces faits dans l'étude que nous ferons du myx®deme expérimental). | fe

2 Son rôle dans certaines maladies infectieuses ; fréquemment en effet on a remarqué la coexistance de la fièvre intermittente et du goitre. Nous avons pour notre part observé à Angers une femme morte à 59 ans de ca-, chexie palustre chez taquelle un goître avait suivi une évolution parallèle à celle de l'hypertrophie de la rate et du foie.

Dorey a vu à Vienne la fièvre thyphoïde et le goître entretenus endémiquement et quelquefois épidémiquement dans un quartier où l’eau était altérée par les infiltrations d’un cimetière. |

La thyroïde ne semblerait donc pas étrangère à la lutte que l'organisme soutient constamment contre l’infection et sôn hyperactivité fonctionnelle dans certains cas serait comparable à celle de la rate et expliquerait son hypertrophie.

Qi à

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