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LE DIAGNOSTIC BACTERIOLOGIQUE DE LA S. I. H

S1 l'on peut avoir de fortes présomptions par le seul tableau clinique, souvent caractéristique dans les formes graves comme nous venons de le voir, c’est seulement un résultat positif, donné par les examens de laboratoire, qui permet de porter un diagnostic certain.

Nous ferons un exposé rapide des différents moyens qui s'offrent au clinicien pour l'aider à poser de façon ferme le diagnostic de S.I.H., et ceci permettra de comprendre comment, dans les observations que nous rapportons, les recherches ont été positives dans certains cas, négatives dans d’autres.

Nous empruntons à Reilly et au rapport de Monges et Olmer, au Congrès de Médecine de 1938, les notions suivantes sur

Le diagnostic bactériologique de la S. I. H.

a) INOCULATION AU COBAYE.

Du Sang. — 5 centimètres cubes par voie intrapéritonéale ou sous-cutanée. Pratiquée durant le premier

= bre

jour qui suit l'apparition de la jaunisse, cette inoculation transmet au cobaye un ictère mortel dans un délai variable de 8 à 13 jours. L’inoculation, dit Reilly, pour avoir quelques chances de succès, doit être pratiquée au début de la jaunisse. Elle offre des résultats encore plus infidèles dans les formes très sévères de l’affection où, sitôt l’ictère déclaré, la température tombe brusquement à la normale et la septicémie prend fin.

Des Urines. — À partir du 15° jour, 1/2 cc. de culot de centrifugation repris dans 5 centimètres d’urines et injecté sous la peau ; doit être répété quotidiennement car la virulence des spirochètes éliminés est très faible.

La maladie expérimentale du cobaye est souvent très fruste. Après une inoculation d’une semaine en moyenne, l'animal prend un aspect atone avec hérissement des poils, souvent sans aucun signe clinique. Parfois se produisent des hémorragies nasales ou vulvaires et une infection conjonctivale. Les urines sont rares, mais extrêmement contagieuses. L'animal meurt dans l’hypothermie. A l’autopsie, on constate la teinte ictérique de la face profonde des téguments et des muqueuses. Rechercher un syndrome hémorragique au niveau des poumons (infarctus multiples). On mettra le spirochète en évidence dans le sang du cœur, dans les urines, et dans les surrénales, le foie ou le rein.

b) MISE EN ÉVIDENCE DIRECTE DU SPIROCHÈTE.

Dans les urines : L’élimination des spirochètes commence entre le 5° et le 10° jour, mais le moment le

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