‹ Contribution à l'étude des ictères graves de la spirochétoseChapitre 12 sur 15 · OT | ER · texte numérisé non relu

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plus favorable à la recherche est entre le 15° et le 29° jour. Îl est rare qu’avant cette date les examens soient positifs. Fiessinger souligne la rareté de la spirochéturie qui passe facilement inaperçue, et il ajoute

« C’est un signe trop infidèle pour qu’on puisse compter sur lui pour le diagnostic. »

Dans les crachats: On a pu y mettre en évidence le spirochète au cours des formes pulmonaires (Garnier, Reilly ; de Massary ; Merklen et Waitz).

Dans le liquide céphalo-rachidien : On a pu découvrir le Spirochète dans les premiers stades de la ma-

ladie.

c) SÉRO-DIAGNOSTIC DE MARTIN ET PETTIT.

Actuellement pratiqué régulièrement à Paris, à l’Institut Pasteur. C'est incontestablement la méthode la plus pratique de diagnostic biologique de S.I.H. Positif à | pour 5.000 à partir du 11° jour en moyenne, parfois même plus tardivement.

d) RÉACTION DES IMMUNISINES.

Elle est peu employée. Les auteurs japonais ont établi que le sérum des malades, à la dose de 1 à 2 centimètres cubes protège le cobaye contre une injection de virus de passage ou une inoculation de culture de spirochètes. Elle n’est positive qu'après le 15° jour.

De tout cela il apparaît que la mise en évidence de l’agent pathogène est particulièrement délicate dans les formes graves de la S.L.H., où l'échéance fatale

ne dépasse pas le 12° jour. Jusqu'à cette date, la recherche des spirochètes dans l’urine suivie de l’injection du culot de centrifugation à l'animal est encore très infidèle.

Le séro-diagnostic n’est en général pas encore positif.

L’'inoculation du sang au cobaye constitue le seul procédé qui puisse être mis en œuvre au début de l’ictère pour en élucider la nature. Mais nous attirons encore l'attention sur le fait que cette inoculation doit être faite très précocement : plus proche elle sera du début de la jaunisse, plus on aura de chances de succès.

Les circonstances actuelles nous ont empêchés, chez notre malade, de confirmer le diagnostic de spirochétose par le séro-diagnostic de Pettit. I] n’aurait d’ailleurs peut-être pas été positif, car la maladie n’a duré que neuf jours et le séro-diagnostic, classiquement, n'est positif qu à partir du 10° jour.

L'inoculation des urines n’ayant de valeur qu’à partir du 15° jour, le seul examen de laboratoire que nous ayons pu faire est l’inoculation du sang au cobaye. Ce cobaye est décédé au 8° jour après avoir présenté des épistaxis; la teinte jaune ictérique notée sur la muqueuse au niveau du museau et du péritoine et sur les sections osseuses, permet, à notre avis, d'affirmer qu'il ne pouvait s agir que d'une spirochétose. Sans doute les frottis de foie, de rate, de rein, ne nous ont pas permis de déceler la présence de spirochètes, mais le fait est signalé dans plus d’une observation, et la présence du spirochète tant dans les viscères du malade

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que dans ceux du cobaye, n’est pas un fait constant. Reilly, dans sa thèse, note : « La recherche du spirochète dans les coupes constitue un excellent moyen de contrôle bactériologique rétrospectif lorsque la mort survient soit au début de l’ictère, soit vers le 20° jour, moment où commence habituellement l’élimination des micro-organismes par les urines. Quand l'issue fatale a lieu durant la période intercalaire, la mise en évidence des spirochètes est beaucoup plus malaisée. »

Signalons ici le résultat paradoxal des examens histologiques de l'observation Il qui ont décelé la présence de spirochètes dans le cerveau, à l'exclusion des autres organes.

Dans les observations Î et II, on n’a pas pu mettre en évidence le spirochète dans les urines.

Dans les observations II], IV et VI, on a décelé cette spirochéturie.

Dans l'observation V, c’est le séro-diagnostic »0esitif qui a tranché le diagnostic.

Cette difficulté dans la recherche de l’agent pathogène explique probablement les nombreuses observations «d'intoxication hépato-rénale aiguë », «d’hépatonéphrite massive » dont l’étiologie demeure imprécise.

Peut-on admettre des spirochétoses dont la preuve biologique ne peut être apportée? Jean Olmer pose cette question (Congrès de Médecine, 1938) à propos d’un malade chez lequel quatre sortes d'arguments permettaient de soupçonner la Spirochétose : arguments cliniques d’abord, en raison de la brusquerie d'apparition du syndrome infectieux, de signes pulmonaires initiaux, de l'installation, par la suite, d’un

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