TRAITEMENT
Les conditions étiologiques de la maladie et les modes de contamination font ressortir la nécessité d'une prophylaxie, par la destruction des rats et des foyers d'infection, et en veillant à l’hygiène des locaux et chantiers où la S.I.H. est susceptible d’être contractée.
Il ne saurait être question, en notre pays, vu la rareté des cas, de pratiquer la vaccination comme elle a été tentée avec succès par les médecins Japonais sur des milliers de mineurs.
Les médecins doivent s'attacher à dépister la maladie à son premier stade par un diagnostic précoce, qui permettra d'utiliser en temps opportun le sérum de Pettit, qui serait particulièrement efficace dans les tous premiers jours de la maladie, dès la phase septicémique, préictérique, avant que les lésions d’hépatonéphrite ne soient constituées. À une période tardive, l’inefficacité habituelle de la méthode et la nécessité de ménager le rein malade doivent conseiller la prudence en raison de l’action toxique, pour le foie et le rein, des albumines hétérogènes.
On se bornera le plus souvent à une thérapeutique symptomatique. À la défaillance cardiaque et aux hémorragies seront opposés les traitements habituels,
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Devant l'apparition de l’urémie et de l’anurie, on mettra en œuvre la médication diurétique, en particulier le sérum glucosé hypertonique à 30 % , en injection intraveineuse.
L'infiltration du splanchnique dans la région aortico-rénale, par la vaso-dilatation qu’elle provoque, pourrait augmenter la diurèse et déclencher, peutêtre, la crise urinaire. Mais nous ne croyons pas qu'elle ait été déjà tentée dans les anuries d'ictères graves spirochétosiques.