‹ Contribution à l'étude des inadaptés urbainsChapitre 9 sur 14 · EP D'UN F · texte numérisé non relu

EP D'UN F

PTE ST.

ÉD Sr

o Un garçon qui a Sepi an he ue a vif, Ë mais paresseux. Il a de mauvaises digestions ; aussi ses parents qui ont la phobie d’une appendicite

suraiguë, lui ont-ils fait enlever son appendice, il y à deux ans. Amélioration passagère, la dyspepsie.

persiste avec des hauts et des bas. |

b) Un garçon de quatre ans, lourd, légèrement obèse, lui aussi a des troubles digestifs, de l’anorexie, des crises des coliques avec langue suburrale. Les parents le présentent à leur docteur habituel en

leur exprimant la crainte d’une appendicite, (2

sont prêts à le faire opérer. La médecin consciencieux ne trouve pas trace d’appendicite et déconseille l’opération. Un mois après, nouvelle colique, les parents reviennent à la charge. Le médecin cède, fait opérer. Appendice normal, sans trace

d’inflammation, libre et mobile, simplement très

long, 14 centimètres. Les parents sont enchantés, 8’ imaginant lui avoir ainsi évité une crise aiguë. Amélioration de l’état digestif, qui est passagère.

c) Garçon, un an, doux, gai, bien portant, les parents sont convaincus qu'à lui aussi il faudra enlever l’appendice.

Les enfants vont passer l’été un moïs à la mer, et ensuite deux mois dans leur campagne en Normandie, loin de la mer, sur un plateau. Ils y vont de plus passer une ou deux semaines 2 à 3 fois par an. Ils s’y portent bien, les symptômes morbides de la ville s’amendent.

Or la nourriture ne change guère. Père et enfants suivent toujours la même alimentation carnée et abondante. Elle ne diffère guère de celle parisienne ; car, comme il se produit actuellement dans les campagnes riches, ils prennent dans la ville voisine leurs provisions qu’on leur apporte en automobiles, pain, viande, conserves dont ils usent fréquem-

ment, etc. I n'y a de différence que pour le lait, le beurre (encore usent-ils de végétaline), quelques légumes qu’ils retirent d’un petit carré de jardin. Au bord de la mer, où ils vivent en hôtel, l’alimentation est de meilleure qualité et plus fraîche.

Dans les deux cas l’amélioration de la santé se produit ; il ne bien qu’elle soit due au changement d’air.

Le bruit va chaque année s’intensifiant avec l'augmentation de la circulation. Les conducteurs d'automobiles multiplient les coups de klaxon. En Angleterre ils sont tenus à ne les utiliser qu’en cas de nécessité, et même les industriels doivent fabriquer des autos roulant avec le minimum de bruit.

Il y a encore la T. S. F. qui résonne dans presque tous les ménages et que l'été, fenêtres ouvertes, les amateurs émettent avec le maximum d'intensité. Elle a remplacée le phonographe et ne vaut guère mieux.

Les foires qui s'installent régulièrement en certains quartiers sont plus bruyantes qu’au siècle dernier, grâce aux orgues électriques et aux hauts parleurs.

Déjà Borreau se plaignait du bruit des villes, pourtant il se bornait souvent aux sons des cloches, aux chants des marchands colporteurs. Et le bruit des chaudronniers, des forgerons n'atteignait pas celui des sirènes et des chocs des . marteaux-pilons et autres engins dont nous a gratifié le progrès.

Les méfaits des « bruiteurs » (Lemesle de Loches), produisent surtout du nervosisme, de la neurasthénie, maux de plus en plus répandus. Des savants comme PorTIER, Souques en ont signalé la gravité à l’Académie de Médecine. Ce bruit des villes ajoute le plus souvent son action à la nervosité constitutionnelle et héréditaire de certaines familles.

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