‹ Contribution à l'étude des inadaptés urbainsChapitre 10 sur 14 · CHAPITRE La poussière des villes, leur abondance variable en · texte numérisé non relu

CHAPITRE La poussière des villes, leur abondance variable en

microbes, en substances chimiques comme la

silice et le carbone, et en véritables poisons.

Depuis longtemps les citadins se plaignent de la poussière des villes qui se dépose en grande abondance dans les chambres et nécessitent un nettoyage fréquent. Elle salit rapidement le linge qu’on porte. À Londres on ne peut garder un col propre plus d’un jour.

De bonne heure les médecins incriminèrent ces poussières comme facteur de la morbidité des villes. On en rechercha le nombre.

Dès 1831, EHRENBERG, fit les premières recherches précises sur les éléments organisés, en suspension dans l’air atmosphérique, et après lui, GAUTHIER DE CAuBRY (1832), Pou- CHET (1859), et Pasteur (1862) dans de mémorables expériences.

Après le triomphe des doctrines pastoriennes, on étudia de plus près la contamination par les poussières qui expliquait la fréquence des maladies contagieuses dans les villes.

Miquez (1885), puis Bonnier, MarrucHoT et CoMBES s’y appliquèrent.

En 1912 SarTory et LENGLAIS montrèrent que l’air respiré à chaque minute de notre vie, dans le milieu urbain, est chargé d’éléments organisés, de microbes.

MiqueL avait relevé dès 1883 par des analyses nombreuses, le nombre de germes rencontrés dans l’unité de volume d’air pris à Paris dans différents quartiers. Il était arrivé

à cette conclusion que l’atmosphère de la capitale, à cette

époque, était ro fois plus souillé au centre qu’à la périphérie.

SarTory et LAnGLais ont repris en les étendant, les

; te noie de Mate à ct “ PA onAe du résultats de re

leurs investigations est des plus instructives.

La situation, déjà sérieuse en 1883, était alors devenue

grave. Le développement de la traction automobile, L'insuf- EUX fisance des moyens de protection de la chaussée et le défaut

( d'arrosage étaient pour les auteurs précités les causes de

la pollution croissante de l’atmosphère. Il en est toujours de même.

Sarrory et LENGLAIS ont trouvé par mètre cube:

5 bactéries au 3° étage de la Tour FUICR 88 bactéries au Parc Montsouris.

Place de la Madeleine :

545 bactéries à 8 heures du matin.

ï 600 à midi.

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