‹ Contribution a l'étude Des indications de la médication antipyrétique Dans le traitement De la fièvre typhoideChapitre 19 sur 32 · A HEC · texte numérisé non relu

A HEC

ja Re de la température du soir, mais l action

se marque de 1 à ou # degrés 4e moins que la veille. L'abaisseinent peut être plus considérable et atteindre 3, 5, ko, 5 et même ce et plus, nous citons plus loin un cas. de ce genre. a"

En même temps que la température s'abaisse, le poRE

diminue de fréquence ; le ralentissement peut aller jusqu'à DAC Une,

| 10-28 pulsations (Delavaux), mais il n'est pas constant ; dans

certains cas, il manque (Andral, Piorry, Liebermeister, Dela-

vaux), dans la plupart des cas, il n’est pas parallèle à l'abais-

sement thermique, il se produit plus tard et persiste plus

longtemps; la respiration quelquefois ralentie est encore

moins régulièrement influencée, de sorte qu’ on peut penser

qu ‘il n’y a pas de corrélation entre ces phénomènes et que l'hypothermie est indépendante de l’action de la quinine sur D.

le cœur et la respiration. En outre, la pression sanguine diminuée par le fait de la fièvre, remonte à la normale, la ci . force du cœur augmente, et le dicrotisme disparait (G. Sée et 4 di

à Bochefontaine). ; À L'état général. S améliore à mesure que la fièvre diminue, la stupeur disparaît, l'agitation est calmée et les malades expriment le bien-être qu'ils ressentent, En donnant 2 grammes

Sons

(1) Comm. de M. Hérard. Aad. de méd,, 1882.

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de sulfate de quinine par jour, Briquet avait observé, dès le

lendemain, une diminution des phénomènes cérébraux, et

une amélioration dans l’état général des malades; la peau qui était chaude et sèche redevient fraîche : le typhique est plus éveillé, les mouvements sont plus assurés, ls stupeur se dissipe. « Un fait nousa frappés, dit-il(1), M. Blache et moi, c'est

l’action spécifique du sulfate de quinine sur les accidents

cérébraux. Rien de plus étonnant que de voir une substance qui provoque la céphalalgie, les vertiges, la titubation, l’épistaxis, posséder précisément la propriété d'arrêter ces mêmes phénomènes dans une maladie dont ils sont un des accompagnements les plus fréquents.

« Non seulement, dit Liebermeister, la quinine abaisse la température, diminue la fréquence du pouls, mais elle apaise aussi les symptômes nerveux et influe favorablement sur le cours de la maladie (2). »

Mais ce médicament reste sans action sur les manifesta— tions nerveuses graves, l’ataxie, l’adynamie; il faut dans ces cas recourir à d’autres agents.

L'effet est moins sûr(3), et le bénéfice qu'on peut en retirer moins notable dans les périodes intermittentes et rémittentes

que dans les période continues ou subcontinues dela maladie. (Liebermeister, Lorain.)

Les accidents qui suivent l'absorption de la quinine chez l’homme sain ne se produisent pas chez le fébricitant, et surtout chez le malade atteint de fièvre typhoïde, où la quinine paraît mieux supportée que dans toute autre pyréxie. C’est ainsi qu'on n’observe d’habitude ni céphalalgie, ni vertiges,

(1) Briquet, Monographie du quinquina.

(2) Liebermeister, Deutches Arch. f. Klin. med, Bd. V. 1869. (3) Lorain. De la température dans les maladies,

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Use

ni éblouissements, ni ivresse quinique ; ce fait remarquable avait frappé Briquet, et M. Hérard, lors de sa communication à l'Académie de médecine; a insisté sur la facilité avec laquelle ses malades et ceux de M. Joffroy avant lui, qui prenaient de fortes doses de sulfate de quinine subissaient l’action antipyrétique de la quinine. On voit cependant chez certains sujets apparaître des bourdonnements d'oreille, de la dysêcie, un peu de vertiges, sans que ces phénomènes aient assez d'importance ou de gravité pour inspirer de l’inquiétude et faire abandonner la médication.

Liebermeister qui a employé le sulfate de quinine dans plus de 1,500 cas de fièvre typhoïde, et qui 10,000 fois a donné de ce médicament des doses élevées, variant de 1 gr. 20 à 3 grames, et administré dans un laps de temps très court, n’a jamais vu survenir d'accidents. Jürgensen qui a dépassé fréquemment la dose de 3 grammes n’a jamais eu de suites fâcheuses à déplorer.

Cependant on a fait tout récemment au sulfate de quinine un reproche des plus graves: M.le professeur Hardy (1) s’est élévé contre l’emploi de la quinine dans la fièvre typhoïde, et l’a accusé de provoquer la mort subite en exerçant sur le cœur une action toxique. MM. Legouest et Dujardin-Baumetz se sont élevés avec raison, croyons-nous, contre le réquisitoire du savant professeur, et ont fait remarquer que la mort subite était un accident trop fréquent dans la fièvre typhoïde, et qu’on pouvait voir apparaître, quelle. que fût la médication, même la plus inoffensive, pour qu’il fut permis

d’accuser un traitement quelconque.

(1) Acad. de méd., 1882.

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