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lumière par de nombreux travaux (). B. Todd avait 7. son
15 ‘action anticalorifique, mais sans y insister beaucoup, atta= DE “chant plus d'importance à ses propriétés stimulantes sur Île
ï système nerveux. Béhier (2), le vulgarisateur, en France, des #
idées de Todd, insiste davantage sur l’abaissement de la tem-
pérature sous l'influence de l'administration de l'alcool à
haute dose. Bien que niée par certains auteurs, cette action
modératrice sur le processus fébrile est incontestable, ainsi
que le prouvent les expériences de Duméril et Demarquay (3),
de Sydney Ringer et Richards (4), de Lallemand, Perrin et.
Duroy (5); de Marvaud (6), etc. Tous ces travaux sont ana- | PE
lysés dans les mémoires de MM. Joffroy @» Godfrin (8), ere 24
:Wollenweber (8), etc. se | “at a L abaissement de la température produit par l'alcbo1, ainsi
que la durée de cette hypothermie sont proportionnels à la É
dose. M. Wollenscher qui a fait des recherches expérimen-
tales sur ce point, arrive aux résultats suivants :
(A) E: Todd. Clinical lectures, etc., ; T860, a SM SEE LES : Se A2) Béhier. Art. Alcool du d, encyclop. des s. méd, et ‘thèse de Bidard, 1868. nu . (3) Duméril-et Demarquay. 1848. Recherches expérim., etc.
(3) S. Ringer et W. Richards. Fhilos. trans. of the roy. Soc. of London, 1860.
(5) L: Lallemand, Perrin et Durmoy. Rôle de l'alcool, etc., 0864.
(6) Marvaud. Recherches sur l'alcool, 1872.
(1) Joffroy. Thèse d'agrég., 1875.
(8) Godfrin. Thèse de Paris, 1869.
(9) Wollenweber. Thèse de Paris, 1873.
pouls est accéléré, l’action est passagère; RE‘:
A fortes doses, l’abaissement est plus rapide et dure beaucoup plus longtemps; il varie entre 2°,8 et 3°,8 et persiste de deux à six heures; |
À doses toxiques enfin, la température descend rapidement jusqu’à 4°.5 au-dessous de la normale; la mort survient plus ou moins vite.
Plus récemment, Grebe (the med, Record, 5 août 1882) après avoir expérimenté l’action de l’alcool sur la température
chez des animaux sains ou fébricitants, conclut ainsi :
4° L'alcool, à doses modérées, chez les animaux fiévreux,
augmente la température de 1° Fahr; cette augmentation de courte durée est suivie d’un abaissement notable du thermo- :pètre: S 2° À haute dose l'alcool abaisse d'emblée la température, et cet abaissement peut être maintenu par l’administration du médicament à intervalles réguliers. Il diminue les échanges et provoque l'élévation numérique des globules rouges dont le nombre est presque toujours moindre dans la fièvre (1). Cette action antipyrétique est plus intense chez le fébricitant que chez le sujet sain; elle peut dépasser 4° et être maintenue si l’alcool est administré à doses suffisantes et d’une manière continue (Todd, Béhier, Binz, C. Bouvier, etc). Cette action de l’alcool sur la chaleur animale est due au
ralentissement imprimé par cetagent,aux phénomènes d'oxy-
dation et par conséquent de calorification qui ont lieu dans
(1) Gaez. hbd. de méds, janv. 1883.
À petites doses, l'alcool diminue rapidement la température normale, l’abaissement est de 3 à 9 dixièmes de degrés: le. ’
de
tous les tissus et les humeurs : cette action est indépendante
del influence c qu’il exerce sur le système nerveux et sur la cir- culation. En effet, administré à des animaux, qu’on tue en- - re suite rapidement, il empêche la température de s’ ’élever après : la mort, ainsi que cela a lieu dans les conditions ordinaires ; te empêche même l'ascension de la température chez les ani-
maux auxquels on a sectionné la moelle cervicale (Binz (1), C. Bouvier) (2) ; il agit donc directement sur la nutrition des . éléments anatomiques.
| L'alcool diminue les échanges gazeux dont le sang est le siège (Harley) (3); il rend plus intime la combinaisen de l’oxygène avec l’hémoglobine (Schmiedeberg) (4).
En plus de cette influence sur la chaleur, l'alcool exerce surla nutrition, sur la circulation et la respiration, enfin sur le système nerveux, une influence qui rend précieuse son in-— tervention dans les affections fébriles, la fièvre typhoïde surtout. | | L'alcool est un aliment ; cette question si controversée autrefois est aujourd’hui complètement élucidée : administré à petites doses, 1l est brûlé dans l'organisme où il concourt à la formation de la graisse et de quelques autres substances (Bouchardat, Lussana et Albertoni). A faible dose, il augmente le nombre des pulsations cardiaques et leur amplitude; à haute dose, il ralentit le cœur et augmente la tension sanguine. Il agit de même sur la respiration qu'il ralentit ou accélère suivant la quantité ingérée. Mais le fait le plus remarquable () Binz. Arch. de Virchow, vol. 51.
(2) Bouvier. Etudes pharmac. sur l'alcool. Berlin, 1872. (3) Harley. Philos. trans. London, 1865.
(4) Schmiedeberg Petersb. med. Zeit., 1668.
(5) Lussana et Albertoni la spérimentale, 1874.
Rousseau, 13
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et qui téeuMe de son action sur la température, c'est qu'i LR S
diminue l'exhalation de l’acide carbonique (Prout (4) Lab lemand, Perrin, RP Duchek (2). Hammond a ME Mal), 2. ot ACCES 1 ke dur at Pt Enr: D
. Cette diminution. de CO?, serait avec. des doses faibles #E PRE a ire dans l espace d’une heure, de 24 à 51 pour cent.
(Marvaud). Il diminue aussi la quantité d’urée éliminée par
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les urines (Marvaud, Rabutean) sut es Tree Quant auv propriétés stimulantes de. l'alcool sur le système
nerveux, elles sont trop. connues pour que nous ayons besoin d'y insister; elles portent sur la circulation cérébrale etsur les
éléments nerveux eux-mêmes (CI. Bernard) (4).
Nous pouvons. donc conclure avec M. Joffroy que l’alcool
est, par ses propriétés anti pyrétiques, formellement indiqué
chez les fébricitants. Les effets sont inverses de ceux que pro- |
duit la fièvre : il abaisse la température, il diminue les con-
bustions, il nourrit au lieu de détruire. L’action qu’il exerce sur ia chaleur est surtout régulatrice, il diminue les températures élevées, il élève les températures trop basses (collapsus) ; il a une action analogue sur la respiration, et là circeulation ; de même sur le système nerveux, il calme le délire et dissipe la stupeur (Joffroy) (5).
L'application de ces propriétés nutritives, stimulantes et antipyrétiques de l’alcoola surtout été faite dans le traitement de la pneumonie (Todd, Béhier, etc.). On l'a aussi employé
(1) Prout, cité par Joffroy.
(2) Hammond, Physiolog. Journal New-York, 1875. (3) Ducheck. Viertelgahrs. f. de prat, Heïlk, 1853. (4 Cl. Bernard. Leçons sur les anesthésiques, 1875. (5) Joffroy. Loc. cit.
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ne % avec succès dns la fièvre typhoïde (redd, RS Mar- ; l
| : vaud, Antillet). PRE } SES vu | PE. E Marvaud an lui reconnaît une grande tite dans la do-
£ (hiénentérie. Ilrend surtout des services dans les cas graves où
. domine F adynamie. Son administration est suivie de bons
résultats quand, avec une fièvre intense, il ya dépression con+ sidérable des forces, stupeur exagérée, ‘engouement pulmo- | z aire, pouls mou et dicrote. Ces accidents se dissipent : il en L ea
est de même du délire, qu’il soit dû à un alcoolisme habituel ou à des troubles de circulation cérébrale (Marvaud).
M. Autellet a cherché à démontrer dans une thèse sur le
traitement de Ja fièvre typhoïde par l'alcool, les propriétés antipyrétiques de cet agent ; la lecture de ses observations RON n’entraîne pas la conviction, mais il faut remarquer que les : = doses employées étaient beaucoup trop faibles (2). ? D
. Indications de l'alcool. — L'alcool, dit M. le professeur Jac-
coud, ne répond pas seulement à l'indication fondamentale fournie par l'adynamie, il répond aussi au moins partiellement, à l'indication tirée du processus fébrile, car il abaisse Ja température, et il dérive sur lui-même, au profit du malade, une partie de la combustion pyrétique (3).
Pour Murchison, l'alcool est surtout indiqué dans la dothiénentérie quand il y a prédominance de l’état typhoïde (stupeur, tremblements, subdelirium, soubresauts de tendons, évacuations involontaires). On doit le donner aux alcooli—
que” ‘aux sujets âgés de plus de quarante ans ; aux typhiques
(1) Marvaud. Loc. cit” (2) Autellet. Thèse de Paris, 1871. (3) Jaccoud. Traitement de la fièvre typhoïde.
mittent, ou ed 1; ya he au mere nn ces cas,
il augmente la force du cœur, active la circulation capillaire.
En convient aussi dans les paroxysmes de délire bruyant, sur= tout s'ils paraissent dus à à des troubles de circulation céré-: . brale (1). ; | sa Il est formellement indiqué dans les formes cardiaques de la fièvre typhoïde, décrites par M. Bernheim au dernier Con- sz grès de La Rochelle ; dans ces formes où l’on observe dès Le
début de la maladie des signes d’adynamie cardiaque avec ou
sans adynamie générale; le cœur s’affaiblit, le premier bruit
tend à disparaître, le pouls est très fréquent, mou, fortement
dicrote, la température centrale très élevée et les extrémités froides ; la mort arrive dans le collapsus (2). |
- L'alcool peut rendre de grands services dans les fièvres ty- 1 à phoïdes qui surviennent chez des sujets âgés. LE
Contre-indications. — Murchison s'élève contre l'abus du traitement alcoolique de la fièvre typhoïde. Il peut avoir des dangers si on l’administre trop longtemps ou à doses trop À élevées al trouble la nutrition. =
On doit cesser son emploi, quand l'alcool amène l’accélération du pouls ou augmente le délire ; ses effets sont alors nuisibles.
La céphalalgie intense, un délire aigu et bruyant, la sécheresse de la peau, la coloration rouge des téguments avec injection des yeux, la rareté des urines, l’albuminurie intense, sont autant de contre-indications (Murchison).
(1) Murchison. La fièvre typhoïde, trad. Lutaud. Paris, 1878, p. 277et suiv. (2) Comptes rendus du Congrès de La Rochelle. Semaine médicale, 1882.
s ee habitué a VPalcool : on a pu aller jus- Lu ÿ et 600 grammes sans inconvénients. Selon l'effet qu'on veut obtenir et selon l’état du malade, on peut administrer ch alcool sous forme de rhum ou d’ eau-de-vie à la dose de 150 Fa 300: grammes dans les vingt-quatre heures, que l’on donne, suffisamment étendue et édulcorée, par fractions souvent répé- ;
tées, toutes les heures environ. Murchison insiste sur la né-
cessité d'administrer : le médicament pendant la nuit et surtout
le matin au moment où la rémission fébrile est à son maxi- d . FES mum, rémission qui, lorsqu'on n'y prend garde, peut être ; exagérée et prendre les allures du collapsus, surtout dans les : HSE
formes adynamiques graves.