‹ Contribution a l'étude Des indications de la médication antipyrétique Dans le traitement De la fièvre typhoideChapitre 23 sur 32 · BUS · texte numérisé non relu

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Certains malades des bourdonnements d'oreille, de la dysécie,

c’est là un simple inconvénient qui os ee la continuation du traitement.

Ona égalément observé chez ass malades soumis à la mé-

dication salisiée des accidents de collapsus, mais rien ne

prouve qu'on doive les attribuer au traitement pu qu’à la maladie elle-même.

L'influence de Pacide salicylique sur la production des

hémorrhagies semble mieux établie. On a vu se produire des

hémorrhagies pharyngiennes et buccales (Wolfberg, Goltdammer). Baelz croit à la plus grande fréquence des entérorrhagies chez les malades traités par ce médicament, c'est aussi l'opinion de M. Hallopeau; les observations de M. Vulpian, consignées dans la thèse de M. Rabeau, ne permettent de conclure ni dans un sens ni dans l’autre. |

- M. Hallopeau accuse l'acide salicylique de produire des accès de dyspnée avec congestion pulmonaire. L'action du médicament est évidente dans certeins cas (obs. de Caussidou, de Rabeau}, quand ces phénomènes se produisent au moment où l’action antipyrétique est à son point le plus élevé (4). Ces accidents sont en général sans gravité, il suffit pour les dissiper de suspendre momentanément la médication ou de

diminuer les doses.

En somme, la médication salicylée paraît peu dangereuse; les accidents de collapsus, les hémorrhagies intestinales ne peuvent lui être attribués d’une façon certaine; quant à ceux

qui en sont directement la conséquence, nausées, vomisse-

(1) M. Çaussidon a toujours vu se produire de la dyspnée et de l'anxiété précordiale quand la température s’abaisse au-dessous de 37,5.

— 9 — Hi ments, dyspnée, excitation cérébrale, ils ne doivent pas inquiéter outre mesure, et sont trop légers pour faire rejeter ce médicament dont les malades peuvent d’ailleurs retirer grand

profit.

Mode d'administration et doses. — Quand on veut obtenir

un effet antipyrétique au moyen de l'acide salicylique, il faut donner une dose assez élevée et la faire absorber au malade. dans le laps de temps le plus court possible. Les doses trop fractionnées restent sant effet (Buss, Fischer, Liebermeister, Goltdammer). ; - Comme avec la quinine l’action est plus intense quand le

médicament est donné le soir au moment où commence la rémission physiologique. ;

Voici comment M. Vulpian administre l'acide salicylique : 11 le donne en poudre, dans des pains azymes, par prises de 0 gr. 50 d’heure en heure. On a soin de faire boire une gorgée de liquide (bouillon, limonade, tisane) après l'ingestion de chaque prise. On commence l’administration du médicament vers 40 heures du matin. L’acide salicylique, suspendu dans une potion au moyen de gomme adragante, est moins bien supporté. Les doses quotidiennes ont varié de 4 gramme à 7 grammes; cette dernière n’a jamais été dépassée. Les doses inférieures à 4 grammes n’ont d'ordinaire qu'une action médiocre (Rabeau).

Riegel a donné jusqu’à 10 grammes par jour sans accidents.

M. Hallopeau considère les doses de 3 et 4 grammes comme dangereuses, surtout si on les continue pendant plusieurs

(1) Hallopeau. Soc. méd. des hop.; 2° communication.

Jo

jours, et se contente de donner 2 grammes dans les vingt-

quatre heures. Les trente-deux observations de M. Vulpian

font justice de ces craintes exagérées D'ailleurs, avec 2 gr. de salicylate l’effet est presque nul, il manque parfois avec - 8 grammes.

Doit-on employer de préférence l’acide salicylique ou le salicylate de soude? Il n’a pasété fait de comparaison sérieuse entre ces deux médicaments. A dose équivalente le salicylate

‘de soude est moins bien supporté que l’acide (Hayem). Le sel paraît provoquer la diarrhée bien plus facilement que l'acide (Rabeau, Gissler et Weizel, Goltdam mer). Enfin l’action antipyrétique du salicylate est moins nette que celle de l’acide salicylique. Bien que peu soluble dans l’eau, ce dernier est bien absorbé par les malades, car jamais M. Rabeau n'a pu

. le retrouver dans les fèces, mais l'absorption est plus lente que celle du salicylate, et c’est peut-être là un de ces avantages. « La lenteur plus grande de l’absorftion de l’acide salicyque, en faisant obstacle, dans une certaine mesure, à la

production du salicylisme, permet de faire pénétrer dans l'or-

ganisme plus grande quantité de ce médicament et de maintenir l’économie d’une façon plus continue sous l’influence médicamenteuse. » (Vulpian cité par Rabeau.)

Il est utile de comparer l’action antipyrétique de l'acide salicylique à celle du sulfate de quinine; il y a une grande analogie entre les effets de ces deux médicaments, et il y aurait un grand avantage à pouvoir substituer l'acide salicylique au sulfate de quinine dont le prix est beaucoup plus élevé. Riess, Liebermeister, Ewald, Riegel, Goltdammer, Baelz, Vulpian, Rabeau reconnaissent à l'acide salicylique une action antipyrétique au moins égale à celle du sulfate de

quinines, de plus, il est plus facilement supporté | si on

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He bourdonnements d'oreille sont bien moindres que.

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ceux de la quinine. ! 5 grammes d'acide salicylique produisent le même effet sur la température que LE grammes à 2 HT 50 de

LITE ET sulfate de quine. Cependant M. le FLE CE J accoud préfère employer la quinine, car elle En pour lui, beaucoup n moins de

contre-indications que l'acide salicylique. SERRES

TT POSE mn Pour Liebermeister, l'acide eslicylique ne doit pas être employé dans les cas où. Je cœur est affaibli. Il détermine quelquefois un certain degré de collapsus, surtout dans les cas où |” abaissement se produit avec des. sueurs profuses. Le collapsus se dissipe vite.

M. J accoud regarde comme contre-indications à | l'emploi de l’acide salicylique T alcoolisme, l'intensité des phénomènes | cérébraux, la détermination rénale de la maladie, la faiblesse du cœur. Pour les raisons que nous avons signalées, M. Hallopeau proscrit le salicylate de soude dans les formes thoraciques, ataxiques et hémorrhagiqu es de la fièvre typhoï ide.

M. Rabeau a pu se convaincre que l'albuminurie n'était pas une contre-indication et qu'elle ne s 'opposait en rien a à. |

l'élimination du médicament ASE

(1) M. le professeur Vulpian. a soigné dans son service, à l'Hôtel-Dieu,, du 4er août 1882 au 31 janvier 1883, 168 typhiques : 1I sont morts ; mortalité : 6,54 O0; dans le nombre: totale des typhiques reçus à l'Hôtel-Dieu pendant lamême période de temps à été de 1,108, la mortalité de 10,10 010. La médication salicylée supporte donc bien la comparaison avec les autres méthodes. Acad. de méd., 6 mars 1883,

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