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lente de r00 grammes, reçue sans aucun trouble, la dyspnée s'atténue considérablement, l'état général devient plus satisfaisant,
Observation N° 5.
M. Ch..., Pierre, âgé de 36 ans, présente une tuberculose pulmonaire avancée bilatérale. Température hectique, anémie à 3.000.000. Une transfusion lente de 100 grammes n’amène aucune réaction, stabilise la température et relève le chiffre des globules rouges à 3.800.000.
Observation N° 8.
M. H.., Louis, âgé de 55 ans, présentant une tuberculose bilatérale, est amené dans le service en état d’asystolie. La transfusion lente de 100 grammes est parfaitement bien tolérée, amène une amélioration passagère de l'état général, mais le malade succombe dix jours plus tard à la défaillance cardiaque.
Observation N° 0.
M. D..., Pierre, âgé de 38 ans, ayant présenté
une première atteinte de tuberculose pulmonaire
droite, il y a six ans, était considéré comime stabilisé après une cure en sanatorium. Îl travaillait à nouveau depuis deux ans lorsqu'il fut pris d’hémoptysies abondantes se répétant pendant trois jours malgré toutes les thérapeutiques utilisées, morphine, coagulent, rouge congo-intraveineux, oxygène souscutané, vessie de glace, qui n’amenèrent qu’une sédation passagère de la toux quinteuse et du rejet de sang. Une transfusion de 150 grammes en goutte à goutte amène une amélioration manifeste de l'état général maloré une élévation thermique passagère à 38 : le faciès perd son expression d’anxiété, le pouls se ralentit, la toux quinteuse disparaît presque complètement. Les jours qui suivent l’expectoration seule subsiste légèrement hémorrhagique sans rejet de sang. Le malade est véritablement transformé. Mais il existe une atteinte bilatérale prédominant à gauche, présentant tous les caractères d’une poussée récente, et trois semaines plus tard le malade succombe à une poussée granulique au cours d’un syndrome d’asphyxie.
Ces quelques observations, malgré leur petit nombre, (du fait des circonstances dans lesquelles nous rédigeons ce travail) nous paraissent illustrer particulièrement la facilité avec laquelle des sujets prédisposés à faire des accidents tolèrent cependant une transfusion, lorsque celle-ci est pratiquée goutte à goutte.
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Si la lenteur de la transfusion paraît susceptible de corriger in vivo la tendance au rassemblement globulaire, il convient d'empêcher le rassemblement des globules rouges du donneur pendant la transfusion. Ceci a été réalisé de manière diverse : dans la plupart des appareils, c'est par l'envoi de bulle d'oxygène dans le fond du récipient. Mariott et Kekwick utilisent un obus d'oxygène auquel est ajusté un caoutchouc qui pénètre jusqu’au fond du réci- pient ; lzanck et Dreyfuss, Jean Gosset emploient de petits propulseurs électriques. Mais cette condition peut également être réalisée par un simple brassage avec des billes de verre : dispositif de Benda et Leclerc. C'est celui qui a été utilisé dans les observations que nous rapportons. Et c’est celui que nous nous permettrons de décrire dans ce travail.
L'appareil de Benda et Leclerc, qui permet d’utiliser le sang citraté, présente les avantages suivants : c’est un appareil simple, facile à transporter, ne nécessitant aucun dispositif complexe de barbotage d'oxygène.
Il se compose essentiellement d’un ballon de verre, à goulot court, d’une contenance de {oo cc. environ, gradué extérieurement. Ce ballon possède
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une petite embouchure inférieure, obliquement disposée, sur laquelle s'adapte un tube de caoutchouc.
À travers le goulot et le coton qui ferme l'embouchure du flacon passe un tube de verre dans lequel glisse, à frottement doux, un tuyau de caoutchouc de 12/15 cm environ auquel est adaptée une aiguille de nickel pour prise de sang. C'est par là qu'on introduira dans l'appareil stérilisé le sang du donneur.
Dans le ballon sont placées une trentaine de billes de verre, du volume d’un gros pois à diamètre supérieur à celui de l'embouchure inférieure. Ces billes serviront à n'importe quel moment de la prise de sang ou de la transfusion à rétablir, par simple agitation du ballon, une suspension suffisamment homogène du sang du donneur et de la solution de citrate contenue dans le ballon.
De l'embouchure inférieure du ballon part, nous l'avons vu, un tube de caoutchouc, où la lenteur du débit est obtenue par une pince de Mohr. Le réglage du goutte à soutte est visible dans un index de verre d’où part un deuxième tube de caoutchouc aboutissant à l'aiguille utilisée pour le receveur. L'aiguille est reliée au tube de caoutchouc par un embout de verre, long de 4 em. environ, permettant de vérifier le passage du sang. Enfin, ce tube de caoutchouc peut être obturé momentanément par une pince, avant la mise en marche de l'appareil.
Le dispositif comprend également un pied métallique vertical, sur lequel peut glisser une tige ho-
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