II. — L'adolescent, l'adulte
Mais il est fréquent que la luxation marginale long-
temps ignorée ne se révèle que chez l'adolescent, l'adulte par l'apparition de crises douloureuses.
Ces crises en rapport avec une poussée d’arthrite se manifestent généralement aux périodes critiques, lors de la puberté, des grossesses, de la ménopause, mais pas toujours, des fatigues excessives, un métier pénible sont des causes très communes, ainsi d’ailleurs qu'un traumatisme.
D'abord espacées, périodiques, les douleurs se rapprochent et se prolongent, une marche même modérée
les réveille. Elles engendrent une fatigabilité excessive
et une boiterie qui va de pair avec la contracture douloureuse de la hanche.
L’ancienneté des lésions, l’âge du sujet, impriment à ces luxations marginales douloureuses des caractères anatomiques et évolutifs particuliers.
Chez l'adolescent : Il n’est pas rare de voir s’adjoindre sur les clichés aux signes de subluxation :
— toît cotyloïdien mal horizontalisé
— tête fémorale antéversée,
— légère rupture du cintre cervico-obturateur, des signes d’ostéolyse, et tous les auteurs sont d’accord pour reconnaître que certaines ostéochondrites sont en rapport des subluxations congénitales.
Chez l'adulte, l'arthrite peut rester discrète, mais trop souvent, surtout chez les femmes, à la période
de la ménopause, les femmes obèses, lourdes, sur la
luxation se greffe une arthose chronique, un rhumatisme déformant dont nous connaissons les lésions importantes et dont il importe de tenir compte avant
d'entreprendre un traitement chirurgical.