LES DIFFICULTÉS RENCONTRÉES AU COURS DES BUTÉES
Dans l’ensemble, l’opération de la butée, de technique bien réglée est assez simple. Nous avons rencontré parfois quelques difficultés d’ordre variable.
— Il est important de se ménager une voie d’abord assez large : Nous avons déjà dit que pour les luxations très postérieures nous incisions l’aponévrose fessière le long des 3 /{ antérieurs de la crête iliaque. Pour les luxations antérieures basses, les subluxations, il est indispensable de cliver très bas l’interstice compris entre le couturier et le droit antérieur ; la désinsertion fessière doit être poussée aussi loin qu’il est nécessaire, nous l’avons poursuivie jusque près du bord de l’échancrure sciatique.
Un jour parcimonieux, insuffisant nous a toujours paru le principal obstacle à la correction de la butée. Nous ne pensons pas que les petites incisions verticales qui ont été proposées, permettant à travers les fessiers dissociés, un abord direct sur le sourcil cotyloïdien, soient d’une pratique recommandable, même
M. Mouchotte 7
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lorsqu'on utilise, comme guide, une broche de Kirschner.
Le souci d’un jour très large, pour les butées postérieures a fait rechercher des voies d’abord plus directes sur le versant postérieur de la fosse, car l’incision de Smith Petersen découvre surtout la face antérieure du cotyle.
Jacques Calvé, de Berck, utilise pour les butées postérieures une voie latérale qu’il avait mise au point pour les arthrodèses extra-articulaires de la hanche. I] fait une incision en T. dont la longue branche verticale, part de la base de la face externe du grand trochanter pour aboutir à la crête iliaque; la petite branche curviligne suit cette crête dans sa partie moyenne, puis il dissocie les faisceaux musculaires du petit et du moyen fessier et permet leur écartement suffisant en faisant une ostéotomie verticale du grand trochanter complétée par deux petites ostéotomies obliques, dirigée l’une en avant et en dehors, l’autre en arrière et en dedans.
Egalement peu satisfait de l’incision de Smith Petersen, Ombredanne a tendance pour les butées hautes et postérieures, d’utiliser la classique voie d’abord d’Ollier, le procédé de la tabatière.
— Ces techniques ne nous paraissent pas préférables à l’incision de Smith Petersen élargie que nous
avons toujours employée ; elles nous semblent de réa-