I. Le cotyle
L’aplasie cotyloïdienne, lésion essentielle de la luxation présente une importance variable.
— Tantôt il s’agit d’une aplasie totale : la cavité articulaire peu visible n’a absolument aucun toit cotyloïdien, elle se prolonge sans démarcation nette en plan incliné avec la fosse iliaque externe.
— Tantôt la partie supérieure du cotyle présente un
certain relief et peut paraître presque normale :
SES ee
Dans certains cas, chez le grand enfant, on voit même une proéminence « en bec d'oiseau » du bord supérieur de l’auvent cotyloïdien. Mais cette saillie mal orientée ne se recourbe pas en bas et n’est pas plaquée contre la tête fémorale. « C’est une manifestation de la dystrophie osseuse du cotyle qui, à sa période de malléabilité, s’est laissée évaser en dehors par la poussée de bas en haut de la tête comme le ferait le pouce d’un sculpteur refoulant de bas en haut la partie supérieure d’un cotyle en terre glaise » (Professeur Ombredanne).
— Il est plus fréquent de ne voir qu’un simple agrandissement du cotyle au niveau de sa partie haute. Il s’agit surtout d’un défaut d’'hirozontalisation du toit cotyloïdien.
— Il n’est pas rare de voir, surtout dans les cas d'insuffisance cotyloïdienne modérée, l’acétabulum. déshabité surmonté d’une dépression néoformée où loge la tête luxée ; le néo-cotyle peut paraître assez profond, nous ne l’avons jamais trouvé au cours des butées aussi important en réalité qu’il le paraissait sur les clichés radiologiques.
— Cet aspect de cotyle a deux étages est surtout net lorsque le toit cotyloïdien présente un relief assez marqué. qui peut paraître à priori sur certaines radiographies suffisant pour contenir la tête. Dans ces cas,
la lésion essentielle de la luxation ne semble pas être: