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l’aplasie cotyloïdienne, mais plutôt une forte antéversion du col fémoral.
Les trois aspects cotyloïdiens :
— aplasie totale,
— défaut d’horizontalisation du toit.
— défaut d’horizontalisation ou un sourcil légèrement éculé, avec forte antéversion de la tête, méritent pour nous d’être nettement individualisés, car pour chacun nous modelons -notre butée, d’une façon
particulière.
La radiographie, cause possible d'erreur.
Mais chez le jeune enfant, la radiographie ne nous renseigne pas toujours d’une façon précise sur l’aplasie cotyloïdienne et nous voulons insister sur ce point. En effet, les clichés nous montrent mal le cartilage en voie d’ossification. Rappelons que normalement l’ossification complète de l’acétabulum et du sourcil cotyloïdien est assez tardive vers quinze à seize ans. Et l'ossification des points complémentaires qui concourrent à l'achèvement du cotyle ne se fait guère que vers 18 ans (Testut).
Cette ossification du sourcil cotyloïdien est encore plus lente et plus tardive pour la hanche luxée puisque le développement de la zone aplasiée est gêné par la compression exercée par la tête fémorale remontée
(Loi de Delpech). Cette zone garde cependant sa puis-
RONDE A ol ee
sance d’ostéogénèse. C’est là un fait prouvé chaque jour par des merveilleux résultats du traitement orthopédique. Tel jeune enfant qui au début du traitement semblait avoir une aplasie cotyloïdienne totale présente sur des clichés radiologiques un développement progressif du cotyle qui.devient bientôt suffisant. ;
Nous pensons que ce développement peut parfois se faire très tardivement. Nous avons vu l’ossification s’ébaucher chez un enfant de quatorze ans. Mais avant toute ossification il se produit un développement du cartilage qui est parfois surprenant : chez un enfant de douze ans, dont les clichés radiologiques semblaient montrer une aplasie totale du sourcil cotyloïdien, nous avons trouvé, lorsque nous avons voulu lui faire une butée un très important toit cartilagineux qui ne manquera pas de s’ossifier ultérieurement.
Ces faits sont, à notre avis, d'importance capitale, car ils ne nous permettent pas de nous fier aux clichés radiographiques — pour estimer l'aplasie cotyloïdienne.
Ce n’est pas d’après les clichés radiographiques qu’on évalue la durée nécessaire du traitement orthopédique, mais plutôt sur l'exploration clinique de la cavité articulaire au moment de la réduction. La perception plus ou moins nette mais parfois absente du ressaut produit par la tête fémorale en sautant le
pourtour articulaire pour se réduire ou se luxer a pour