L... Joseph, 31 ans, docker accidenté le 13 décembre
Au cours de son travail, aidant à décharger du charbon d’un bateau dans un wagon, L... a fait une chute de trois mètres.
Il est tombé d’aplomb. Avant une pelle dans la main droite dont. il s’est aidé pour amortir sa chute, celle-ci a porté principalement sur le pied gauche.
Il a ressenti une vive douleur au niveau de la face interne du coude-pied. 11 n’a pu se relever.
Transporté à l'hôpital de suite, L... est admis dans le Service d€ Clinique chirurgicale de M. le professeur Guyot. La douleur croit en intensité jusqu’au lendemain matin où elle commence à s’atténuer.
Examen du 14 décembre. — Homme de constitution vigoureuse au facies rouge. Il n’y a pas de plaie au niveau du membre inférieur gauche, mais on note au niveau du pied gauche un gonflement léger des gouttières rétro-malléolaires, principalement de la gouttière rétro-malléolaire externe. On note également une amorce d’ecchy-
mose sur la face externe du cou-de-pied. I n’y a pas de déformation du pied, ni d’affaissement de la voûte plantaire.
La palpation révèle de la douleur en arrière des malléoles et un gonflement de la synoviale articulaire. La pression du calcanéum est douloureuse. La mobilisation active du cou-de-pied est à peu près impossible, la mobilisation passive est très limitée : le pied n’atteignant pas l’angle’droit dans la flexion sur la jambe. La mobilisation des orteils est normale. Il n’y a pas de mobilité anormale ni de laxité articulaire.
Les réflexes sont très vifs, on trouve un clonus de la rotule, principalement à gauche.
La radiographie montre un trait unique médian et frontal sectionnant le calcanéum dans toute son épaisseur. Ce trait est situé juste en arrière de l’articulation astragalo-calcanéenne.
Le malade est traité par le repos au lit.
Le 15 janvier le malade se lève et marche; il éprouve une légère douleur au niveau du talon.
Le malade sort le 12 février 1935, après soixante jours d'hôpital.
L... reprend son travail le 1 avril, depuis il n’a jamais cessé de travailler.
Novembre 1935. — Le malade accuse des douleurs aux changements de temps et quand il porte des fardeaux pesants. Il y a un peu d’enraidissement le matin. À l’examen les mouvements du pied paraissent normaux. Au-dessous et un peu en arrière de la malléole externe, on sent une nodosité dure qui est probablement un petit cal. Pas de douleur à la pression.
À l’heure actuelle son incapacité peut être évaluée à 5 %.
Observation III.
(J. Chavannaz. — Inédile.)
R... Joseph, 32 ans, manœuvre.
Le 28 juin 1933, tombe d’un échafaudage d’une hauteur de 5 mètres sur un sol en ciment. Il n’a pu se relever. 1} n’a pas perdu connaissance (pas d’épistaxis, pas d’otorragie, pas d’hémoptysie, pas d’hématuries).
Nous notons de l’œdème du pied droit, de la douleur spontanée, une déformation de l’arrière-pied et une douleur exquise à la pression du calcanéum droit.
La radiographie confirme le diagnostic de fracture fermée du cal” canéum droit.
La consolidation est fixée au 7 octobre 1933 avec incapacité permanente partielle de 10 9.
Le 31 octobre 1933 : le malade est gêné pour marcher, surtout pour monter sur une échelle ou se tenir sur les toits.
On note de l’atrophie musculaire, une déformation du talon.
Les mensurations pratiquées à ce moinent nous donnent comme circonférence :
Cou-de-pied droite, 21 cm.; gauche, 20 cm.
Mollet droit, 32 cm.: gauche, 33 cm.
Les mouvements de l'articulation tibio-tarsienne droite sont normaux, les mouvements de l'articulation sous-astragalienne sont douloureux. R.. est gêné pour s’accroupir et pour se mettre sur la pointe des pieds.
Pas de différence appréciable avec l’état au moment de la conso-
lidation.
Observation IV.
(J. Chavannaz. — Inédite.)
M. D..., 48 ans, accidenté le 5 mars 1936.
Renversé par une auto, contusion de la région mastoïdienne gauche et du nez, éraflures des mains, une fracture de l’extrémité supérieure du péroné gauche et un pelit arrachement d2 la partie antérieure du calcanéum gauche.
Le 22 décembre 1936, D. se plaint de douleurs au niveau de la
jambe gauche du pied, surtout aux changements de temps.
Au niveau de la tibio-tarsienne droite... 27 cm. — G. 27 cm. — ol MOIS CIS 00 0 00 oo et 34 cm. — G. 32 cm. — du SeNOUTOTOIL et 36 cm. — G. 36 cm.
— de la cuisse droite à 17 cm. .. 44 cm. 5 —- G. 44 cm.
Il n’y a pas d'œdème.
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D... porte une bande autour de la jambe. Arthrite du genou droit et indépendante de l’accident due à une blessure militaire (1916).
Les mouvements de l’articulation sous-astragalienne gauche sont limités par suite du traumatisme.
L'extension de l'articulation tibio-tarsienne gauche est limitée d’un tiers et la flexion de 25 %,.. Il est probable que le professeur Lande maintiendra la consolidation au 14 juin, la reprise au 15 et qu’il accordera un taux {. P. P. de l’ordre de celui que nous avions prévus, soit 10 % (J. Chavannaz).
Rapport du professeur Lande. — Accident le 7 mars 1936.
Contusions de la tête (région mastoïdienne gauche) et écorchures des mains n'ayant pas laissé de séquelles appréciables.
Contusions de la jambe gauche avec fracture du tiers supérieur du péroné.
Lésions du tarse et notamment fraclure parcellaire de la parle antérieure du calcanéum.
Consolidation avec cal péronier peu volumineux, paraissant douloureux à la palpation.
Limitation des mouvements d'extension et de flexion du pied sur la jambe. Légère raideur de l’articulation sous-astragalienne. Atrophie musculaire de la jambe. Douleur à l’occasion des changements de temps, à l’occasion d’un faux-pas, etc... alléguée, mais vraisemblable"L'IP#PSestde 122%
Accident le 7 mars 1936. — Consolidation le 15 juin 1936. — TI. P. P. à 12 % le 12 décembre 1936.
Observation V.
(J. Chavannaz. — Inédile.)
Mme C..., 55 ans (accidentée du travail).
Le 25 juillet 1933, en portant des sacs, Mme C... a glissé d’une échelle à une hauteur de 2? mètres.
Contusion du pied droit, large ecchymose plantaire. Elle n’a pas perdu connaissance (pas d’épistaxis, pas d’otorragie, pas d’hémoptysie, pas d’hématurie).
Elle a pu faire quelques pas après l’accident.
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Diagnostic — Lésion fermée du pied droit.
Radiographie. — Fracture du calcanéum droit.
Mme C... avait eu une I. P. P. de 15 %.
Le5 juin 1937. — Mme C... dit qu’elle travaille d’une façon intermittente, ne pouvant effectuer le même emploi qu'avant l'accident. Elle se plaint de douleurs aux changements de temps, d'œdème du pied et de fatigabilité extrême.
Nous notons de grosses varices indépendantes de l’acsident.
Cou-de-pied droit .... 25 cm. 5 — gauche.... 28 cm.
MOTS LI Aro RER Eee 38 CM. D — — .... 37 cm.
Il ÿ a un élargissement marqué de l’arrière-pied droit et une déviation légère du pied en dehors. La flexion et l'extension du pied sont limitées.
Elle a de l’arthrite sous-astragalienne et la marche sur un sol irrégulier serait très douloureuse aux dires de la blessée. Cette affirmation est tout à fait vraisemblable.
Nous estimons que la situation ne s’est pas améliorée depuis la date de consolidation et, dans ces conditions, il n’y a pas lieu d’intro-
düire une action en révision (J. Chavannaz).
Observation VI.
(J. Chavannaz. — Inédile.)
M. P..,. 17 ans, zingueur.
Accident le 22 décembre 1936.
Circonstances. — Chute, occupé à monter une rive, il est tomhé d’un toit.
L’incapacité prévue est de 15 à 20 jours.
Docteur traitant ‘ Dr Seynat.
Le 9 janvier 1937 (J. Chavannaz).
P..., au travail, chute d’un toit d’une hauteur de 3 m. 50 environ, il tombe sur les pieds, sur un sol en ciment.
P..., n’a pas perdu connaissance (pas d’épistaxis, pas d’otorragie: pas d’hémoptysie, pas d’hématurie}.
Lésion fermée du pied gauche.
Bernis-Bergeret. S
EX io
C. V. le huitième jour œdème du pied gauche, ecchymose plantaire et sous-malléolaire externe et interne. Déformation marquée au pied et douleur assez vive à la pression sur calcanéum.
Le diagnostic clinique : fracture du calcanéum, confirmé par radio pratiquée par le D' Guichard.
Cliché. — Fracture partie antérieure calcanéum avec légère ascension du fragment distal. Petit arrachement de la partie proximale du cinquième métatarsien.
Face. — Montre fracture partie postérieure calcanéum avec un déplacement assez important et plus cinq fragments.
Dans ces conditions prévoir incapacité temporaire de trois mois au moins et I. P. P. malgré le jeune âge du blessé.
Traitement par les bains, repos absolu.
Le ? mars 1937. — Nous rappelons que P... avait fait une chute et qu'il avait eu une fracture fermée du calcanéum gauche.
Conformément aux conclusions de notre précédent rapport, P... a été traité par le repos, les bains, les massages. A l’heure actuelle sa situation est en voie d'amélioration.
L’ecchymose s’est résorbée, l’œdème a disparu, il subsiste des points douloureux à la pression du calcanéum. Laisser encore P... au repos complet.
Mollet droit : 34 cm. — gauche : 33 cm.
Prévoir une I. P. P. malgré l’amélioration et le jeune âge du blessé.