PRES
au laboratoire d'anatomie pathologique la pièce opératoire. Noyau épiphysaire fragmenté. Nous verrons plus loin quels furent les résultats de cet examen.
Terminons en disant que parmi les antécédents personnel est héréditaires du petit malade il n’y a rien qui soit digne d’être rapporté, sinon que l’enfant, deux années auparavant, fut opéré d’une mastoïdite double par le Dr Philip.
Interprétation de la radiographie : talon droit, profil (pratiquée le 6 septembre 1934 par le Dr Dubarry).
Le noyau épiphysaire est déporté en bloc en arrière et en bas; l’écart entre lui et la face postérieure du calcanéum est partout le même ; il ne s’est pas produit ici ce que l’on observe dans la majeure partie des cas, c’est-à-dire une bascule du noyau épiphysaire amenant sa face antérieure à regarder en avant et en haut, le bord inférieur formant charnière.
On observe, à l’union du tiers supérieur et des deux tiers inférieurs, une traînée plus pâle (indiquée sur le cliché par une flèche) divisant le noyau en deux parties, on pourrait être tenté de considérer ce trait comme traduisant une fracture de l’épiphyse, nous pensons plutôt à une séparation anormale du noyau épiphysaire en deux parties nées de deux points d’ossification de l’épiphyse; la face postérieure du calcanéum présente une série de dentelures, de festons ; elle est hérissée de quelques épis saillants et irréguliers qui imposent l’idée d’une disjonction traumatique, et semblent confirmer l’hypothèse d’une pathogénie par arrachement. On ne relève aucun signe radiographique d’ostéite du calcanéum (radiographie faite le 6 septembre).
Résultat de l’examen anatomo-pathologique (fait le 8 octobre 1934 par le Dr Pierre Nadal) :
Les fragments examinés comprennent des particules osseuses, une parcelle du cartilage d’encroûtement, le reste est constitué par du tissu fibreux dense, du tissu graisseux et surtout un tissu pathologique, tissu de granulation.
Ce tissu est extrêmement riche en cellules et contient les formes leucocytaires, 1l existe même en marge une surface suppurente où
abondent les polynucléaires,
Enfin, parmi les formes anormales, existent des cellules gigantesques plurinucléées, comme on en trouve si souvent dans les inflammations chroniques.
La recherche des réactions histologiques de la bacillose est négative. On ne trouve ni cellules géantes vraies, ni organisation en follicules de Koster avec leurs couronnes épithélioïdes quasi-caractéristiques, ni les phénomènes de nécrose caséeuse rapide habituels dans les tuberculoses évolutives.
Conclusion, — Foyer inflammatoire et suppuratif d’ostéite simple, non tuberculeuse.
Evolulion. — Les suites opératoires immédiates ont été très bonnes. Actuellement bon état, tant au point de vue général, qu’au point de vue local.
Observation II.
(In thèse Billol, Bordeaux, 1935.)
(Recueillie dans le service de M. le professeur J. Guyot.)