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III. Le mécanisme des infections focales

IV. Les conséquences pratiques de la notion d'infection focale.

Car c’est avant tout sur le terrain pratique que nous voulons développer la question, malgré que du point de vue théorique elle soulève de très graves problèmes de pathologie générale. Pour n’en mentionner que quelques-uns, disons : le mécanisme des infections en général, l’affinité de tel microbe pour tel tissu plutôt que pour tel autre, l’immunité locale, le pouvoir bactéricide du sang, etc., etc.

Nous nous en tiendrons, néanmoins, au point de vue théorique, aux points qui nous semblent indispensables à la compréhension de la question, et nous insisterons particulièrement sur le côté pratique de la notion d'infection focale. Nous pensons que, conformément à l'opinion des auteurs français, la recherche d’un foyer microbien est indispensable en présence de toute infection générale, de tout symptôme morbide, qui ne s'explique pas par quelque chose de local, de nerveux ou de circulatoire.

C'est la notion d'importance pratique qui nous guidera tout au long de ce travail.

De plus, nous éviterons de tomber dans l'engouement général qui a sévi outre-Atiantique pendant un certain temps et qui a été décrit avec tant d'humour par T. STEWART, à propos de l'infection focale due aux amygdales : «Après avoir rendu Ia sentence « brutale du «Get the tonsils out », sans s'être donné la peine de «rechercher d’autres foyers d'infections, le médecin voit revenir «l'opéré, aucunement amélioré de ses troubles. Alors, d'un ton

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péremptoire, il dit: «Ce doit être les dents », et, sans nouvel examen, lui donne l’ordre de les enlever ; ordre que très souvent le malade exécute sur le champ en retirant de sa bouche un dentier complet. »

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