HISTORIQUE DES INFECTIONS ASSOCIEES
La doctrine des infections associées remonte à Koch
(1884) après une découverte dans une autopsie de granulie
d’un grand nombre de microcoques dans les capillaires du foie, du poumon et de la rate. Sa fortune fut rapide .t il n'y a rien de surprenant. Depuis longtemps les clinitiens étaient frappés par la diversité des symptômes et par les grandes différences individuelles dans la marche de la tuberculose pulmonaire. De même les anatômo-pathologistes trouvaient d’une lésion à l’autre des modifications anatomiques et histologiques dissemblables. La découverte du bacille de Koch n’a pas satisfait les esprits. On n’admettait pas facilement que le même microbe formait les granulations grises, des cavernes, causait des tuberculoses. aigües et des formes lentes. Aussi la constatation des microbes variés accompagnant le bacille de Koch a été vite mise en cause, d'autant plus que l’expérience de chaque jour semblait apporter uné confirmation à la nouvelle doctrine créée. Chacun pouvait en examinant les crachats des tuberculeux trouver à côté du bacille specifique ‘une
infinité de ces microbes dont on était alors en tram
d'écrire l’histoire.
Nous nous proposons de passer en revue les principaux travaux parus à ce sujet suivant les différents modes de recherches.
A) Infections secondaires dans les crachats des tuberculeux
Les examens des crachats fondés Surtout sur l’ensemencement ont été très nombreux. Cornet, Pasquale et Czaplewski ont été les premiers qui recherchaient les microbes associés ; leurs résultats furent analogues. Ils conclurent à la présence presque constante des microorganismes qüi accompagnent le bacille de Koch et ils attribuèrent un grand rôle pathogène au streptocoque. Splengler en 1894 fit l'examen des crachats de cinquante phtisiques, il trouva sept cas le bacille de Koch à l’état de pureté, mais ces cas sont l’exception et ils correspondent, quand il y a de la fièvre, à des lésions tuberculeuses extrêmement étendues. Dans le plus grand nombre des cas il trouva le streptocoque ; suivant que celui-ci détermine ou non de la fièvre, il classe les. infections mixtes en « actives » ct « passives ». En dehors du streptocoque il signale la présence assez fréquente du pneumocoque, du tetragène :t du staphylocoque. Pour ses recherches il employait le procédé de Kitasato, lequel consistait à laver le crachat dans une boîte de Pétri remplie de solution salée physiologique stérilisée, à le faire passer successivement dans dix boîtes et à ensemencer des petits flocons blancs de la dernière boîte.
Schabad en 1897 étudie trente et un cas de tuberculose