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pulmonaire et pour chaque malade l’ensemencement fut fait plusieurs fois. Il trouva le streptocoque trente et une fois, puis par ordre de fréquence rapidement décroissante venaient le pneumocoque, le staphylocoque, le pneumobacille, le proteus. Dans des cas isolés il constata le bacille de Pfeifer, le colibacille, le tetragène, le diplocoque intracellulaire, le bacille pyofluorescent, le bacille pyocyanique et le microcoque blanc liquefiant. Ainsi cet auteur trouve le streptocoque d’une façon constante.
Les conclusions de Schutz (1898) sont un peu différentes. Il trouve dans ses trente cas assez souvent le streptocoque, puis le staphylocoque et fréquemment même leurs associations. En outre dans dix-huit cas il constata dans les crachats ainsi que dans les cavernes un élément plus où moins identique au bacille diphtérique qui donnait au cobaye tout le tableau de la diphtérie inoculée. Chez les malades porteurs de ce bacille la tuberculose n'avait pas une évolution insolite. 4
Les recherches de Schroeder et Mennes sont importantes par la rigueur avec laquelle elles ont été conduites. Lis vérifiaient leurs résultats en faisant des coupes des crachats après durcissement au formol. IIS ont pu ainsi constater que les germes isolés par eux oceupaient bien dans le erachat la portion centrale à côté du bacille de Koch. Sur un total de trente examens ils ont trouvé vingt-neuf fois le streptocoque, dix-neuf fois le stâäphylocoque, quinze fois leur association. Ils ont recherché en plus le degré 4e virulence pour l’animal de ces germes : # fut toujours minime.
Weissmeyer en 4901 nous montre quelle est la proportion des tuberculeux purs et mixtes dans la clientèle d’un
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sanatorium. Sur quatre-vingt-un cas le bacille de Koch existait seul chez trente-cinq malades. Quarante-Six fois il y avait infection mixte ou la proportion différents microbes était la suivante : sterptocoque : 43, 5 %, staphylocoque : 28, 2 %, staphylocogue et streptocoque : 21, 7 %. Le tetragène et le pneumocoque n’existaient que dans des cas isolés.
Kerschensteiner en 1903 utilise la méthode de Kitasato et pour se mettre à l’abri de toute objection relative à ia possibilité de contamination accidentelle, il ne compte comme infection pulmonaire que les cas ou il pousse plus de 20 colonies par plaque. Sur 35 examens il trouva le streptocoque dans 74, 3 %, le staphylocoque dans 51, 4%, tetragènes dans 48, 6 %, bacille pseudodiphtérique 40 %, microcoques 37, 1 %, bacilie de la grippe -- 44, 3 %, pneumocoque -- 11, 4 %, streptothrix -- 11, 4 %, autres bacille -- 14, 3 %. La flore de suppurations tuberculeuses ne diffère pas essentiellement de celle des suppurations non tuberculeuses. Cependant dans le premier cas les streptocoques sont plus fréquents, surtout les staphylocoques. Un fait ressort de ces examens, c’est la fréquence inattendue du tetragène et du bacille pseudodiphtérique. Enfin l’auteur compare la fréquence des microbes secondaires chez les tuberculeux apyrétiques, fébriles et moribonds. Chez ces derniers la présence des staphylocoques et des streptocoques était constante. Chez les tuberculeux légers et chez les phtisiques fébriles il a obtenu les résullats suivants ; chez les premiers : Staphylocoques -- 33 %, streptocoques -- 78 %, pneumocoques -- 22 %, tetragène -- 78 % ; chez les phtisiques respectivement 48 %, 67% AA Fat 4S op k
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Sorgo en 1904 sur douze malades obtint dix résultats négatifs quant à l’infection secondaire dans les phtisies
avancées. Dans 80 % de ses cas il eut des cultures pures
des bacilles tuberculeux. Karl Thoué examine les crachats des 207 tuberculeux et il trouve 71 fois l’infection mixte : dans 146 cas, au contraire, il obtint le bacille de Koch a l’état de pureté.
En 1911 Karwacki signale le cas de deux tuberculeux qui présentaient du streptothrix dans leurs crachats.
En 1912 Veillon et Repaci suivent parllèlement l’évolution clinique, la structure anatomique, la flore aérobie et anaérobie de crachats, du pus des cavernes, du tissu pulmonaire, des épanchements et du sang. Ils trouvent parmi les aérobies : le streptocoque, le staphylocoque doré et blanc, un pseudomeningocoque, un proteus et des sarcines ; parmi les anaérobies : le b. ramosus, le b. funduliformis, le b. fragilis, le b. ramoseides, le staphylococcus parvulus, le b. perfringens et le spirillum crassum. La fiore aérobie ne semblait pas influencer l’évolution de la maladie ; la flore anaérobie donne lieu aux processus putrides et gangréneux.
Avery et Lyall en 1913 établissent que la flore des crachats ne diffère pas que l’on ait affaire à des tuberculeux
ou à des bronchectasiques.
En résumé, la plupart des auteurs ont constaté dans les crachats des tuberculeux des microbes qui accompagnaient le bacille de Koch, le plus souvent le streptocoque et le staphylocoque ; vient ensuite le bacille pseudodiphtérique et le tetragène ; le pneumocoque a été rencontré plus rare-
‘° ment. Quant à leur rôle pathogène les avis des auteurs
sont partagés et celui-ci ne parait pas du tout découler
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des expériences mentionnées, puisque les microbes secondaires ont été trouvés dans toutes les formes de la tuberculose pulmonaire, fébriles ou apyrétiques, et cela sans rapport avec la gravité de l'infection bacillaire.
B. Infections associées au niveau de lésions tuberculeuses
Holst et Babes en 1891 furent les premiers à faire l’étude du contenu bactérien des cavernes, ils trouvent dans cinquante-deux cas de tuberculose infantile quarante-deux fois à côté du bacille de Koch d’autres bactéries dans les organes tuberculeux.
Pasqualle dans six cas de tuberculose de forme variable cultiva des streptocoques qui existaient en même temps que le bacille tuberculeux dans les os, les méninges, les plèvres, les poumons et les ganglions lymphatiques. Cornet dans vingt cas trouve de façon constante le streptocoque el le staphylocoque. Les résultats de Spengler en 1894 sont à peu près semblables.
Les cultures d’Erhardt ne montrèrent que trois cas d’infection mixte sur trente poumons. Schabad trouva dans les cultures du pus des cavernes seize fois sur dix-sept des différents coccis. Schuetz constate chez trente phtisiques le streptocoque et le staphylocoque dans tous les cas, et dix-huit fois un bacille pseudodiphtérique. Saint-Artault en 1898 trouve à l’examen de trente-cinq cavernes vingt fois le streptocoque, douze fois le staphylocoque, neuf fois le pneumocoque: Pour Chazarin-Wetzel il n’y a pas de tuberculose chronique pure ; il considère la présence des microbes associés comme constante et comme aussi impor-
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tante au point de vue pathogénique que- celle du bacille de Koch. Karl Thoue au contraire croit à l'infection bacillaire pure. Sur cent vingt-neuf examens du contenu des cavernes faits après la mort il compte soixante cas d’infection mixte contre soixante-neuf cas d'infection pure. Schroeder et Mennes trouvent une association de divers champignons : l’aspergillus, le mucore et l’odium. Oertner recherche les microbes sur les coupes. Sur vingt- Sept cas de bronchopneumonies lobulaires il trouva vingttrois fois dans les coupes et les cultures le microcceus pneumoniae ; il le retrouva dans un cas de pneumonie lobaire, dans quatre cas sur cinq des pneumonies pseudolobaires caséeuses. Sata, dont les recherches furent menées avec une précision remarquable fait l’étude de 21 cas. Dans chaque cas il fait d’abord plusieurs ensemencements sur gélose glycérinée en même temps que des frottis des exudats de ces mêmes points ; d’autre part il prélève cinq fragments au moins de chaque poumon pour l’étude histologique. Dans ses conclusions il attribue six de ses cas à l’infection tuberculeuse pure ; parmi les microbes associés le plus fréquemment trouvé est le steptocoque, puis 'e pneumocoque ensuite le bacllle pseudodiphtérique. Il considère comme certain le rôle positif de ces trois espèces dans les lésions tuberculeuses. Les examens histologiques lui montrèrent la présence d’un grand nombre de microorganismes dans l’épaisseur des parois des cavernes. L’infection mixte, d’après cet auteur, ne se produirait que quand le tissu tuberculeux a commencé sa destruction ; le contenu de la caverne reste pure de toute bactérie étrangère tant que la caverne est fermée. Sata attache peu d’importance aux résultats de ses cultures en raison de l’abon-
dance et fréquence trop grande de microbes variés dans le pus des cavernes.
Beco a fait une étude de l’infection agonique ; il a montré que dans le poumon sain on pouvait rencontrer les espèces pathogènes, les plus souvent isolées et précisément celles qu’on considère conmme les agents habituels de diverses infections bronchopulmonaires, c’est-à-dire le pneumocoque, le streptocoque, le staphylocoque. Pour apprécier la valeur des analyses bactériologiquees des poumons faites à l’autopsie il faut surtout tenir compte de re que pendant les derniers temps de la vie et proportionnellement à la longueur de l’agonie À se produit une extension de la flore des voies aériennes supérieures jusque dans la profondeur du poumon ; extension qui ne se ferait pas après la mort.
Boissel en 1921 examine le pus de seize cavernes, cavernules et tubercules répartis en divers points de six poumons et trouve au niveau de ces lésions des flores microbiennes variées, comprenant principalement, en plus du bacille de Koch, des streptocoques, des diplocoques à Gram positif, des staphylocoques et des bacilles indéterminés. Dans une caverne il a trouvé le bacille de Koch pur mais très modifié, en amas et très court. Cet auteur ne conclue pas.
Les constatations de Beco appliquées aux phtisiques sont fort troublantes lorsqu'on pense à la durée de l’agonie chez ces malades et l’on est en droit de se demander en présence de la quantité des microbes isolés dans les cavernes à l’autopsie, quelle est la proportion des infections datant de la période agonique. Et si même ces microbes ne provenaient pas de l'infection agonique, est-il besoin d’insister sur les réserves que comporte la consta-
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lation des microorganismes variés dans le pus des vastes cavernes communiquant largement avec les bronches chroniquement enflammées et qui peuvent très bien jouer pendant la vie Le rôle de saprophytes à la surface de la bronche et de la caverne et même au sein du parenchyme malade ? ;
Qu'on nous permette de citer ici, à propos du saprophytisme normal des voies respiratoires supérieures, les opinions de quelques auteurs en plus de celle de Beco mentionnée ci-dessus. Netter a montré le premier que le streptocoque peut se trouver à l’état normal dans la salive mais cet auteur ne l’a rencontré que dans une proportion de 5 1/2 % environ. Bezançon et Widal ont pu isoler e streptocoque de la bouche de personnes saines trente-cinq fois sur trente-cinq examens ; ce microbe y vit en saprophyte et est le plus souvent dénué de virulence. Les recherches ultérieures de ces mêmes auteurs ont montré également la fréquence du staphylocoque et du collibacille dans la bouche normale et aussi la présence constante du pneumocoque dans la salive. Ce pneumocoque est analogue celui de la pneumonie, comme le streptocoque trouvé dans la cavité bucco-pharyngée est analogue à celui de l’érysipéle ou du phlegmon. Ces microbes peuvent très bien, vu la facilité de communication de différentes parties de l’ap- | pareil respiratoire entre elles, pénétrer dans la profondeur du poumon et à continuer à y vivre en saprophyte. On voit donc que les constalations des infections secondaires au niveau d'une lésion pulmonaire sont loin de présenter une valeur absolue.
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