‹ Contribution à l'étude des injections hypodermiques et parenchymateuses d'acide phénique: Expérimentation et CliniqueChapitre 14 sur 31 · PE RP · texte numérisé non relu

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Pendant les huit jours suivants, nous avons examiné chaque jourles points où nous avions fait les injections. Chez un de nos lapins, il est toujours resté une sorte de petite tumeur faisant une saillie de quelques millimètres qui ne semblait nullement douloureuse à la pression. À sa surface, la peau à un aspect furfuracé et l’épiderme a subi un certain épaississement.

La petite tumeur s’est résorbée après un certain temps.

En somme, nos expériences sur deux lapins seulement nous permettent de conclure autrement que Van Oye, puisque avec des doses médicamenteuses, et par suite sans accident aucun, nous avons obtenu constamment un abaissement de température, peu accentué 1l est vrai, mais qui n’en existe pas moins.

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Pour ce qui est de l’influence des injections sous-cutanées d'acide phénique sur la température normale, chez l’homme, Menville seul semble avoir quelques données. Il conclut d'expériences non relatées d’ailleurs dans sa thèse, qu'il y a une légère élévation de température, à doses faibles, tandis qu'il y à un abaissement notable à doses élevées.

Parmi les auteurs qui ont fait des recherches analogues

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(Danion, Van Oye, Royer), quelques-uns ont essayé sur euxmêmes l'acide phénique en potions ou en solutions à boire. Jamais ils n’ont observé de différence notable de leur température, si ce n'est lorsqu'ils ont atteint les doses de 1 gr. 50 à 2 grammes d'acide phénique. Alors seulement ils ont observé un abaissement de 5 à 6 dizièmes de degré. Si l’on veut bien se reporter, dit Menville, à notre observation clinique, on verra que les mêmes doses qui, chez l’homme, abaissent puissamment

la température fébrile, n’ont pas d'action sur la température normale.

Il le prouve en donnant ces mêmes doses à une femme arrivée à la période urémiqué d'une néphrite parenchymateuse, dans le but d'améliorer les accidents nerveux en produisant des sueurs comme chez les fébricitants et de remplacer ainsi la pilocarpine. La température resta dans les 37° comme

avant l'emploi de l'acide phénique.

Il va sans dire que nous n'avons pas eu l’occasion de répéter ces expériences au point de vue des injections sous-cutanées.

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