‹ Contribution à l'étude des injections hypodermiques et parenchymateuses d'acide phénique: Expérimentation et CliniqueChapitre 19 sur 31 · EXPÉRIENCE VII · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE VII

Le 19 novembre, le liquide contenu dans le péritoine du n° 7 nous servit à expérimenter sur un neuvième lapin; il reçut sous la peau du cou 40 divisions de ce liquide. Le lendemain seulement, injection de 0 gr. 04 d'acide phénique.

21 novembre : T. 40,1. Rougeur et chaleur très-vives de la peau dans tout le côté droit du cou. Petite plaque blanche parcheminée au niveau de la piqûre de la veille. Sensation de rénitence. En somme, début de phlegmon. .

Injection de 8 divisions de solution phéniquée à la limite inférieure.

22 novembre : T. 39,9. Rougeur et chaleur en partie disparues. Il ne reste

qu'une petite masse ganglionnaire indolente.

23 novembre : T. 39,9. Même état. Nouvelle injection de 8 divisions du même liquide putréfié.

24 novembre : T. 40,2. Collection purulente laissant sourdre à la simple pression, par un petit pertuis, un pus épais crémeux, ressemblant à de la matière caséeuse.

Rougeur périphérique à la limite de laquelle nous injectons 40 divisions de solulion phéniquée.

26 novembre : T. 39,6. Issue d’une petite quantité de pus. L'animal a manifestement maigri.

Le 3 décembre : Immenses croûtes au niveau du cou et du dos soulevées

par un amas de matière caséeuse blanchâtre que la pression fait sourdre.

Ordinairement la septicité s'accroît avec les inoculations successives; mais on à dit depuis longtemps que l’action toxique varie avec l’animal en expérience. Tel poison qui à une action marquée sur tel animal à faible dose, peut être supporté à des doses beaucoup plus considérables par un autre. C’est ainsi seulement que nous pouvons expliquer la survie de notre dernier lapin.

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