‹ Contribution à l'étude des injections hypodermiques et parenchymateuses d'acide phénique: Expérimentation et CliniqueChapitre 30 sur 31 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Les solutions d'acide phénique pur ne doivent pas renfermer d’alcoo! ;

2° La glycérine et surtout le camphre incorporés dans les solutions diminuent considérablement la douleur de l’injection ;

3° À faible dose, les injections sous-cutanées d'acide phénique produisent, chez le lapin, un léger abaissement de la température physiologique : dans le cas de température fébrile, cet abaissement beaucoup plus marqué est précédé d’une élévation de quelques dixièmes de degrés ;

4 Les injections sont généralement impuissantes contre la septicémie : elles empêchent la production de l’érysipèle expérimental ;

5° Les accidents cutanés observés chez l’homme ou chez les animaux avec les solutions à 5 p. 100 sont dus à des fautes d’asepsie : Les técuments lisses et œdémateux de l’albuminurique sont à éviter ;

6° L'action antithermique est réelle surtout dans le cas de fièvre traumatique post-opératoire ; elle est due à une double action sur le pouvoir respiratoire du sang et sur les centres nerveux calorigènes, et non à un effet surajouté à celui du principe infectieux ;

7° Quand nous avons comparé nos résultats au point de vue de l’action de nos injections sur la septico-pyohémie clinique, il nous à été impossible de conclure; l’action locale sur le sphacèle est nulle ;

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& Les injections sont légèrement anesthésiques, toujours analgésiques et antiphlogistiques : la douleur qu’elles provoquent est passagère ;

Erysipèle.—9° Lesinjections sous-cutanées d'acide phénique faites au pourtour de la plaque envahissante constituent un moyen sûr d'enrayer souvent les érysipèles même très graves, quels que soient leur siège et leur étendue, à condition qu'elles soient faites au début. Ce qu'il y a de plus important à noter, c’est la diminution rapide de la fièvre et l'amélioration de l’état général ; |

Phlegmon. — 10° La guérison a lieu sans suppuration, même quand celle-ci estimminente, pourvu qu’elle n’ait pas commencé.

Anthrax. — 11° Les furoncles les plus gros disparaissent au bout de huit à dix jours. La chute de la fièvre est remarquable dans les cas d’anthrax ; l'élimination de bourbillons liquéfiés par le liquide antiseptique est prompte ; chaque injection procure un soulagement presque immédiat. Pas de cicatrices : jamais de mortification ;

Pustule maligne. — 12° Après cautérisation, les injections phéniquées pratiquées dès le début, au pourtour de l’auréole, donnent d'excellents résultats.

Eléphantiasis. — 13° Les tissus éléphantiasiques sont manifestement ramollis par les injections parenchymateuses d'acide phénique.

Le Doyen, VU BON À IMPRIMER : A PPERES:

Le Président de la thèse, Vu et permis d'imprimer : D: F. JOEYET Bordeaux, le 8 décembre 1888.

Le Recteur, H. OUVRÉ.

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