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V,. DRASTIQUES

Jalap, turbith, scammonée, gomme gutte :

Bryone, coloquinte, élatérium ; Huile de croton.

-VI. GHOLAGOGUES

Podophylle, évonymine, calomel.

LME 7 a Parmi les eccoprotiques et les laxatifs nous n’en avons retenu aucun. Ce ne sont pas des purgatifs vrais : les uns devraient être employés à trop hautes doses :; ils n’agissent pas toujours (graines de lin, psyllium) ou ils agissent non pas par les principes qu'ils contiennent mais comme corps étrangers irrifants légèrement l'intestin par leur présence : les autres comme la fleur de soufre ne sont solubles que dans des liquides toxiques pour l’homme (sulfure de carbone). Si d’autres substances sont em-, ployées assez couramment dans la médecine infan-, tile comme purgatifs elles ne le sont pas chez l'homme en général (pruneau, rose pale, fleur de pêcher, etc...) D'autres substances comme l'huile de croton ne peuvent être employées en injections hypodermiques. L'huile de croton est analogue à cer-

taines substances chimiques pyogènes, c'est-à-dire ….

produisant des suppurations pyrogènes, comme le nitrate d'argent, essence de térébenthine, iode (Courcelmann, Grawitz, de Bary, Christmas). Ehrlich a montré que la ricine est très toxique en injection intraveineuse comme en injection sous-Cuta-

née.

Dans la classe des purgatifs proprement dits deux groupes de sels importants sont à retenir : les <els de soude et les sels de magnésie dont on a depuis longtemps étudié l’action en injection hypodermique. Nous avons repris cetle étude avec le sulfate de soude, le eitrate de soude et Je sulfate de

magnésie.

ie — 40 — AU ‘

Dans le groupe de l’anthracène nous avons étudié, suecessivernent l’action de la bourdaine, du cascara, de la rhubarbe et du séné

Puis l’aloës.

Nous avons terminé notre a par celle de la phénolphtaléine purgatif synthétique dev ant son action à son groupement célone quinonique en position para comme l’ont montré Brissemoret, Fleigh, Berthommeau et Daguin : |

CH'OH CH -/ Coo Na

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C’est la phtaléine du phénol alcaline, celle qui entre dans la composition d’un grand nombre de spécialités pharmaceutiques (DRE PERS ERP EES tyL'eles D |

D'autres purgalits ont déjà été essayés ou employés en injections hypodermiques soit chez lanimal ou chez l'homme : aloïne, acide cathartique, podophylotoxine, élatérine, élatérium, ete. (voir historique). Gitons en passant la formule d’un liniment purgatif agissant en friction sur la peau de l'abdomen :

Sn ; PS RS

Carbonate de soude, cinq décigrammes.

Triturez dans un mortier de verre el ajoutez peu ÉAGDOU : |

Alcoolat de menthe, dix grammes.

Huile de croton liglium, cinq décigrammes.

Nous avons employé ces différents purgatifs soit sous forme de solutions pour les sels solubles et l’aloès, soit sous forme d’infusions. On trouvera dans les tableaux la dose des unes et des autres. Pour les infusions, nous avons cherché à les concentrer le plus possible pour n’avoir pas à injecter trop de liquide à la fois et avoir plus de principe actif. Pour la phénolphtaléine nous avons employé des solutions dans la soude normale à titre connu et étendues d’eau. Ces différentes solutions et infusions ont été stérilisés à l’autoclave pendant 0 minutes à 110° ê

Les injections sous-cutanées ont été faites chez le lapin d’après la technique suivante : les lapins rasés aux flancs sont maintenus par un aide; on passe de la teinture d’iode à la place où on va injec-

r, puis à l’aide d’une seringue de contenance déterminée, on pousse l'injection lentement dans le tissu cellulaire sous-cutané.

La même technique est employée pour le chien attaché et immobilisé dans le travail.

Les animaux sont laissés ensuite en observation sur la table d'opération, puis descendus dans la cage ou la niche appropriées pour recueillir leurs matières et leurs urines (grillage et plateau). On a

nr

pesé loutes les matières recueillies en 24 heures chez les lapins en expérience et également celles de lapins témoins nourris pareillement et non inJec-

tés ; on a remarqué, outre l'abondance des matie-, res, si celles-ci sont changées dans leur forme ou

leur consistance ; les purgatifs peuvent, en effet, ne pas amener de selles liquides ou molles ; mais, en augmentant le péristaltisme ou la sécrétion, augmenter le nombre, le volume des matières, changer leur forme ou leur consistance. Dans certaines expériences, nous avons même compté, dans un temps donné pour chaque type de purgatifs employé, le nombre d’évacuations du lapin injecté et du lapin témoin. <

Pour la phénolphtaléine, nous avons en plus cherché à nous rendre compte de l'influence de ce purgatif sur la sécrétion intestinale : pour cela, nous avons procédé chez le chien à l'isolement d'une anse intestinale grêle et établi deux fistules ; voici brièvement’ la technique opératoire suivie : l'animal est placé face ventrale dans la gouttière de CI. Bernard ; il est attaché par les quatre pattes ; on l’anesthésie au chloroforme ; le champ opératoire est rasé et aseptisé à la teinture d’iode ; on cherche une anse grêle que l'on suture à la peau aux deux

extrémités ; la peau est elle-même suturée par des-.

sus, Cette opération terminée et les crins placés, on

touche à la teinture d’iode les plaies d’incision. Le”

chien mis en cage est alimenté au lait pendant trois jours. Au cinquième jour, on coupe les fils qui en-

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tourent et aplatissent l'intestin contre la plaie. La réaction péritonéale fixe définitivement l'anse intestinale dans la position voulue. Au bout de huit Jours, celte réaction est terminée ; les fils qui maintenaient l’accolement des plans profonds sont reti- TÉS ; on établit alors la fistule. À la sonde, on fait ingérer à l'animal 200 cc. environ d’eau éosinée et après quelques minutes le liquide remplit le duodenum puis l'intestin grêle. On pique avec-une aiguille montée sur une seringue successivement les deux endroits ou l'anse crêle est accolée : cet endroit se sent à travers la peau comme un bourrelet faisant saillie au niveau de l’incision ; on cherche à le saisir entre les doigts : ce qui est facile dans certains cas ; puis après quelques tentatives, en aspirant avec la seringue, on ramène le liquide coloré, on agrandit alors légèrement par une ponction au bistouri, le trajet de l'aiguille : les fistules sont éta

blies. Pour juger de la sécrétion intestinale nous avons introduit dans la fistule inférieure une sonde en caoutchouc : nous avons recueilli le liquide écoulé dans une capsule ; ce liquide a été mesuré ensuite à l’aide d’une éprouvette graduée.

Dans quelques cas, pour bien spécifier l'action du purgatif, outre les injections sous-cutanées, nous avons fait des injections intraveineuses notamment chez le lapin. ;

Nous avons enfin cherché à nous rendre compte de la matière d'absorption et d'élimination des purgatifs injectés sous la peau : |

ag

L'acide cathartique (séné, rhubarbe, etc...) et l’acide chrysophanique se décèlent dans l'urine par la belle coloration rouge groseille qu'ils donnent avec l’ammoniaque :

L'aloès et l’aloïne donnent deux réaction caractéristiques de leur présence dans l'urine : avec l’'ammoniaque coloration verdâtre et coloration verte foncée avec une solution concentrée de borate de soude ; R

La phénolphtaléïine a été recherchée et dans les urines et dans les fèces des animaux en expérience. Nous avons regardé si les matières étaient colorées, si l’urine acidifiée ou alcalinisée donnait avec la soude, la coloration rose caractéristique.

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