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En somme, le sulfate de magnésie en injections hypodermiques à doses faibles paraît donner quelques résultats. Ces injections, comme celles d'infusion de séné, n'entraïnent aucune réaction inflammatoire locale ni aucune réaction générale ; elles entraineraient plutôt un certain degré d'analgésie de la région intéressée par la piqûre. R
Injections sous-ceutanées d’une infusion combinée
à la macération d’écorce de Bourdaine .,
A l'hôpital Tenon salle Duffocq, entre le 22 mai 1912, une lingère de 19 ans, pour tuberculose au premier degré. Essoufflement ; œdème des jambes depuis 15 jours ; pas d’hémoptysie ; depuis 2 ans, elle présente des métrorragies tous les huit jours environ et elle perd énormément au moment de ses règles. A l’auscultation : signes de Grancher surtout localisés au sommet droit ; temp. 38°, pouls 100. à k
Le 23 mai, la malade est constipée depuis 8 jours ; mon camarade Bion lui fait à 11 heures du matin, une injection intramusculaire de 5 cc d’hormonal ; le soir, temp. | 40°. Éa
Lé 24 mai : coliques, mais aucune évacuation, aucun gaz. Nouvelle injection de 10 ec d’hormone, le soir temp. 39°. La malade ne présente pas de selle mais ressent des douleurs abdominales.
Le 27 on lui donne un lavement purgatif qui amène une évacuation cinq jours après.
Le 2 juin la constipation persistant, nous lui injectons
15 cc d’une infusion et macération concentrée d'écorces de bourdaine. Aucune réaction locale ni générale; le 3 juin, dans la journée, une selle très dure et peu abon-
dante : une nouvelle injection n’a amené aucun résultat.
La malade ne va à la selle que très difficilement même avec des lavements d’eau de Sedlitz additionnée de 15 grammes d'huile de ricin.
Observations d’injections sous-cutanées d’Hormone Péristallique (In thèse de Bion)
Nombreuses sont les observations publiées d'injections sous-cutanées d’hormone, obtenu par traitement spécial des muqueuses gastro-intestinales et de la pulpe splénique ; dans cette dernière l’hormone s'accumulerait et aurait l'avantage d’être stérile. Citons quelques observations empruntées à G. Bion. :
Obs. I. — Chez un malade atteint de colique de plomb, une injechion intramusculaire de 10 cc. d’hormone dans la fesse ne donne aucun résultat purgatif mais borborygmes, envies nombreuses d'aller à la selle : le malade se présente à la garde-robe plusieurs fois avec des coliques mais sans résultat, un petit lavement d'huile (30 grammes) amène üne première selle abondante et molle suivie de quatre autres. Consécutivement, le malade va facilement à la selle.
Obs. TIT. — Mélancolique avec délire d'auto-accusa-
# pa g ET 119 à d ée Va
tion ; la malade constipée depuis 5 jours reçoit une injection intramusculaire d'hormone de 10 cc dans la fesse. Seize heures après l'injection, selle spontanée abondante ; l'effet de l'hormone n’a pas continué.
Obs. VIII. — Relatée précédemment (voir injection spontanée de bourdaine).
Bion cite encore des observations cliniques de nombreux auteurs Kauert, Zuelzer, Heule, Prat e Rosanoff (de Nice), Mæchtlé, Forkel, Ungerr. Par cher d'Amiens, etc. .
Dans ses Sn personnelles Bipn. a obtenu 4 résultats positifs, un douteux et 4 insuccès.
Sur 18 cas chirurgicaux de péritonites et de para: Isies intestinales post-opératoires, dans les observations d'auteurs citées, on ne relève qu'un insuccès et 4 résultats douteux ; l'hormone paraît done rendre de réels services dans ces cas surtout si on s’aide de lavements de séné. 1
-b cas de constipation cilés et traités par les auteurs par l'hormone ont donné les résultats sui-\ vants : 28 positifs, 20 améliorations et 27 négatifs.
Ajoutons que l'hormone amène fréquemment de a congestion de la face — car elle est essentiellement vaso-dilatatrice — de la dyspnée, des frissons, une accélération du pouls, une augmentation de température et qu'on est souvent obligé, suivant la méthode allemande, de pratiquer un massage abdominal, de donner un lavement purgatif où de faire ingérer un peu d'huile de ricin pour hâter l'évacuation amorcée par l'hormone. &
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Citons également les essais cliniques faits avec la péristaltine : elucoside extrait de Rhamnus Purshiana (cascara sagrada) et que l'on trouve dans Île commerce. Elle agit comnre purgatif par la voie hypodermique comme le prouve la communication faite à l'institut pharmacologique de l'Université de Marburg : le professeur Gürber constate que ces 1njections sont indolores et n’entraînent à leur suite aucune réaction ; il s’est injecté à lui-mênie o gr. 20
centigr. de péristaltine ; 10 à 12 heures après, il ob-
tent: deux selles « extraordinaires à la suite,d'une
‘excitation notable mais absolument indolore du pé-
ristaltisme qui s'était manifesté déjà quelques heures auparavant. » D'autres essais ont été faits à la clinique médicale de Marburg par le prof. docteur Bauer et le docteur Walter qui concluent à l'efficacité de la péristaltine par la voie sous-cutanée (Mün-
chener Medizin, Wochenschrift 1910, n° 34,
p. 1812). Rappelons que, d’après ces expériences, la péristalline agit en injection hpodermique aux doses quotidienries de o or. 15 à o gr. 30 ; ces injections doivent être répétées pour obtenir un effet durable.
La phénolphtaléine en injections sous-cutanées a fait l'objet de nombreuses observations publiées par Wenhardt, Unterberg, Tunicliffe, Bokay, Kethy, Gaudin, Suzor, Corby, Kaminsky, Bardet, Legrand, Wernicke, Mendelson, Moncorvo Filho, Munck, Bader, Fleig, etc... Ce dernier a obtenu d'excellents resultats surtout avec le sodophtalyl (solution alcaline de la phénolphtaléine).
En résumé, chaque purgatif utilisé par nous ou par les auteurs par la voie hypodermique a donné quelques résultats. Malheureusement nous n'avons pu réunir les observations en assez grande quantité pour conclure affirmativement ou non à l'efficacité de ces injections. Il faudrait multiplier ces injections, étudier chaque substance, chercher la dose utile, la toxicité, le mode de réaction de l’organisme, somme toute, étude fort longue. Mais noS travaux expérimentaux sur les animaux, les belles expériences de perfusion de MM. Carnot et R. Glénard, les quelques observations cliniques publiées nous font pressentir ‘que dans un temps plus ou moins proche, on pourr purger par la voie hypodermique.
Ces injections purgatives seraient d’une incontes-
table utilité : chez les constipés en général ; chez les
malades refusant l’ingestion de tout médicament : aliénés, certains paralytiques généraux, etc... ; chez. ceux qui ne peuvent ingérer, malgré leur bonne volonté par suite d’une maladie organique : intolérance gastrique, vomissements incoercibles (grossesse, méningite), dysphagie, rétrécissement œsophagien, tumeurs de l'estomac, phlegmon de l'amygdale, le tétanos, voire même un simple abcès dentaire entraînant du trismus : chez les malades plongés dans le coma : coma urémique ou autres, Dans le cas d'empoisonnements, cette méthode d’injections hypodermiques peut donner de bons résuitats, également chez les enfants qui refusent systématiquement tout médicament et qui sont en géné-