LOURDE Ç
ral si difficiles à purger. Enfin, certaines personnes
A à « , Q A x CO 5 préféreraient peut-être une simple piqûre à l’inges tion souvent abondante de certains purgatifs, de cer-
taines eaux minérales en particulier.
Quant au mode d'action des purgatifs en injections hypodermiques, la question est encore bien discutée. Nous rappellerons les multiples théories données pour expliquer la purgation, que nous avons exposées dans leurs grandes lignes au chapitre I. Le: expériences que nous avons faites sur les animaux nous font penser que certaines substances purgatives agissent principalement sur le péristaltisme en l’exagérant : le sulfate de soude, le séné qui, en même temps est lymphagogue ; d’autres, en augmentant la sécrétion : la phénolphtaléine, le citrate de soude : d’autres augmentent la sécrétion tout en ayant une influence marquée sur le péritaltisme ; phénolphtaléine par exemple. Quant au sulfate de magnésie, nous n'avons pas obtenu, avec ce sel, d'effet purgatif chez le lapin et le chien ; MM. Carnot et R. Glénard ont vu le sulfate de magnésie arréter nettement les mouvements intestinaux dans leurs expériences de perfusion ; comment agirait ce sel en injection hypodermique ? probablement comme le dit Lœper, en excitant la sécrétion hépatique et inteslinale ; peut-être le sulfate de magnésie agirait-il indirectement sur l'intestin par l'intermédiaire du système nerveux ; les expériences citées ne peuvent nous permettre de l’affirmer, car MM. Carnot et R.
Glénard opèrent sur des anses intestinales isolées et par conséquent privées de leurs connexions nerveuses.