‹ Contribution à l'étude des injections intra-utérines dans les suites de couches pathologiquesChapitre 15 sur 24 · Danyau. Comple rendu de la Socièlé de chirurgie · texte numérisé non relu

Danyau. Comple rendu de la Socièlé de chirurgie

été possible de faire pénétrer la matière de l'injection dans les trompes, tandis que souvent il l’avait vu refluer dans les veines de l'utérus.

En 1892, Tissier (1) alors chef de clinique de Tarnier fit une série d’expériences en présence de son éminent maître. De ces expériences il ressort clairement que même avec une pression inférieure à 0, 50 c. le liquide passe à travers les veines du ligament large. Il s’échappa en jet par les surfaces de section.

Il est vrai,ces expériences étaient faites sur le cada-. vre. L’utérus vivant se contracte et empêche à l’état normal le liquide de refluer. Mais qu’un lambeau de membrane, qu’un débris de placenta reste adhérent, et à cette place l’utérus ne se contractant plus, les veines resteront béantes. « On sait en effet, écrit Getten (2) que dans les veines utérines latension ne dépasse pas quarante centimètres d’eau. Donc toutes les fois que cette pression de 0,40 centimètressera atteinte on s'exposera à la pénétration du liquide dans la circulation veineuse ». =

Est-ce là un accident si terrible qu’il faille renoncer à l'emploi des injections ? En lisant les observations

(3); deMangin, de Kustner (4),de Tissier on serait poussé

4. Tissier. Annales de la société obstétricale de France, Tou-. louse, 1892. Recherches expérimentales sur la pénétration du liquide d'injection dans les veines de l'utérus puerpéral

2, Getten. Thèse Paris 1891,

- 8, Mangin. Nouv. Arch. d'obstétr., 1887, Intoæica lion brus que par le sublimé pendant une injection utérine.

4, Kustuer. Zntoæication pheéniquée rapide amenant la mort

au 9° jour.

ee à rejeter toute intervention, si l’on ne remarquait que les accidents sont dûs à la toxicité du liquide injecté et non à l'injection en elle-même.

Si l’on emploie un liquide peu toxique, l’entrée de la

solution dans les veines produira quelques douleurs fugaces mais jamais de troubles de nature à effrayer lopérateur.

En tout cas le praticien ne devra jamais oublier d’abaisser le récipient qui contient le liquide aussitôt qu'avec sa main gauche placée sur le ventre de la femme il aura senti l’utérus se contracter.

Entrée de l'air dans les veines. — Bien que les observations rapportées par Hervieux (1) et par Bessems notent une grande quantité de qaz dans la veine cave inférieure et dans le cœur droit, dans deux cas de mort après une injection intra-utérine il est contesté

que la mort ait pu être incriminée à l’injection. Quoi qu'il en soit et malgré l’absence d'observations bien positives à ce sujet il est indéniable que pendant linjection des bulles d’air puissent être projetées avec le liquide dans lütérus et pénétrer dans le torrent circulatoire,

Deux préceptes capitaux mettront l’opérateur à Pabri de cet accident : 1° n’employer que de l’eau récemment bouillie et par conséquent ne contenant plus de gaz en dissolution ; 2° avoir soin de faire couler le liquide par

la canule avant de l’introduire dans l’utérus, et tou-

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