CONCLUSIONS
1° Les injections intra-utérines sont le traitement de choix pour combattre les premiers symptômes de l’infection puerpérale.
2 Elles devront être faites dès la première élévation de température chez une nouvelle accouchée. Dès que le thermomètre marquera 38° toute maladie intercurrente étant écartée, l’accoucheur devra agir sans retard. Il pourra, dans la grande majorité des cas, arrêter les progrès d’une scpticémie qui pourrait deverir mortelle.
3° Souvent une seule injection fera tomber la température à la normale. S'il n’en est pas ainsi, ou bien six heures après l’injection la température sans être montée aussi haut qu'avant, [atteindra néanmoins encore 38°, dans ce cas une nouvelle injection est nécessaire ou bien lascension thermique aura dépassé celle qui a nécessité la première intervention et il faudra re- “courir à une thérapeutique plus active: le curettage.
4 L’infection intra-utérine est le seultraitement pra-
tique à instituer en ville au cas d'élévation de température pendant les trois premiers jours qui suivent l’accouchement, le cureltage, dans ces trois premiers jours, ne devant jamais être pratiqué, et l'irrigation continue nécessitant trop de surveillance pour pouvoir être pres-
crite dans lx clientèle privée.
5 Les nombreux dangers imputés à l’injection intrautérine ne sont pas de nature à faire rejeter son emploi. L'exemple journalier prouve qu’on peut toujours les éviter avec du soin etune connaissance approfondie
de la technique opératoire.
6° Les injections intra-utérines sont encore très utiles à titre de mesures préventives. Elles doivent être faites toutes les fois qu’il est rationnel de prévoir une infection soit que la femme ‘ait accouché sans soins antiseptiques préalables ou que l’accouchement ait nécessité une intervention manuelle, soit qu’elle ait porté pendant un certain temps un jœtus mort et macéré, ou
qu'elle n’ait été délivrée qu'imparfaitement.
7° On devra choisir pour faire l’injection un liquide qui possède à la fois la double propriété d’être microbicide et antiputride sans toutefois être toxique pour la femme. Le permançganate de potasse à la dose de 0,50 centigr. par litre, l’iode à raison de 3 gr. pour 1000 dans première injection et 2. gr. seulement pour 1000 dans les suivantes, et enfin l’eau oxygénée grâce à son pouvoir anti-putride nous semblent être les anti-
septiques de choix.
MAT. CAE
8 Quant au sérum de Marmorek nous ne saurions le recommander car outre que ses bienfaits sont encore incertains, il a l’immense inconvénient si l’on s’en tient aux préceptes de Marmorek lui-même, d’exclure tout
lavage de la cavité utérine. :
Vu : le president de la thèse,