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expériences de Tarnier et Wignal prouvent que son
action microbicide à l'égard du streptocoque et du
staphylocoque est bien moins puissante que celle des
sels de mercure et de l'acide phénique. Cependant en
clinique dit Tarnier « il se montre bien supérieur à ce que semble indiquer les données fournies par le labo-
ratoire d’expérimentation ».
Nous ne craignons pas de dire que le permanganate doit toujours être employé en première ligne pour les injections intra-utérines, n'étant pas toxique on peut s’en servir dans tous les cas même chez les femmes
dont les reins sont suspects. Il a en outre l’avantage
É. = d’être bon marché et de se dissoudre instantanément dans l’eau. Son seul inconvénient est qu'il .se décompose rapidement en présence de matières organiques.
. Aussi est-il préférable de n’employer pour sa solution que de l’eau distillée. Cette précaution évidemment est inutile si la solution doit être employée de suite. Le titre doit être 0,50 pour 1000. |
Dans les quelques cas spéciaux où son pouvoir antiseptique serait reconnu insuffisant, mais dans ces
cas là, seulement il faudrait le remplacer par le bi-iodure de mercure à 1 pour 4000.
Iode. — L'Iode considéré déjà var Boisnet (1) en 1840 comme désinfectant et topique excellent pour les plaies de toutes natures, entre pour la premiére fois, dans la pratique obstéricale en 1870. Dupierris, (2)
1. Boinet, Zodotherapie Paris 1840, 2, Dupierris. Zffet des injections iodèes dans la cavité ulérine
= HÙ = en préconise l'emploi, selon lui, les injections 19dées empéchentle développement de la fièvre puerpérale. Davaine (1) compare l’iode au sublimé qui dit-il est le seul corps jouissant de propriétés antiseptiques ausst énergiques. Malgré cela l’iode ne fut pas employé en obstétrique pendant longtemps, Tarnier le remit en honneur. D'après lui c’est un antiseptique très puissant comparable au sublimé. De ces recherches il résulte que si liode a l'inconvénient de coûter fort cher et de tacher les mains et le linge, il a l’immense avantage, de pouvoir pénétrer les tissus en se diffusant, et d’être éliminé rapidement sans produire d'action nuisible sur le rein. |
C’est donc un antiseptique que l’on peut employer en injections intra-utérines à la condition de ne pas le répéter fréquemment. Il est surtout bon dans le cas d'infection putride. La première injection peut être faite avec une solution de 3 gr. pour 1000. Le titre des suivantes ne doit pas dépasser 2 pour 1000 en raison de son action sur le vagin.
Eau oxygqénée.— L'eau oxygénée con:luait M. Lucas- Championnière (1;, a une influence évidente sur les
phénomènes septiques pour deux raisons :
pour arréler les hémorrhagies succédant à la delivrance et comme moy£n préventif de la fièvre puerpérale.
1.Davaine, Recherches relatives à l'action des substances antisepliques sur le virus de la sépticemie.
É LEE AE ?. Lucas-Uhampionnière, Académie de médecine, 6 décembre, 1898,
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1° Elle a une action antiseptique puissante sur les
ferments.
2° Eile a une puissance d’imprégnation des tissus toute particulière. Elle les pénètre en quelque sorte. Depuis déjà longtemps l’eau oxygénée est employée en chirurgie. Baldy (1) publia en 1883 les bons résultats obtenus à l’aide de cette antiseptique. Selon lui l’eau oxygenée aurait agi merveilleusement dans des cas où tous les autres antiseptiques avaient échoué.
En obstétrique l’emploi de l’eau oxygénée est plus récent. À la Maternité de Tenon, M. Boissard l’'emploie depuis près d’un an avec succès dans tous les cas où l'injection intra-utérine est nécessaire. Dans la thèse de Dezanneau (2), sont consignées quinze obsérvations prises dans le service de M. Boissard. Dans toutes, le résultat des injections à l’eau oxygenée a été parfait.
Nous voyons dans ces observations qu’outre son pouvoir antiseptique l’eau oxygénée possède un pouvoir hémostatique très grand même à froid. Du reste il est sans inconvénients de porter sa température à 45° et même à 50°. Cette eau doit être conservée à l’abri de la lumière dans des cruches en grès ou dans des vases en verre. Pour pratiquer l'injection il est utile de se servir seulementde canules en verres, celles en métal étant attaquées par une eau oxygénée trop acide.
En général l’injection intra-utérine doit être faite
avec de l’eau oxygénée à dix ou quinze volumes, Pour