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pas douteux contrairement à l'opinion de certains auteurs ; mais il ne nous semble pas utile de nous attarder à rapporter ici, leurs façons de procéder.
De même avec intention nous passons sous silence les observations de Recollin (1), Levret (2), Mme Lachapelle (3), Baudelocque (4), Dubois !(5). Tous voyaient dans ‘injection un moyen mécanique d'entraîner au dehors le placenta retenu dans l’utérus. D’autres, comme Capuron, Mme Boivin en faisaient un topique excellent contre les hémorrhagies utérines.
En 1840 Widal (de Cassis) (6) et plus tard Hourmann (7), à la suite d'expériences faites sur le cadavre virent que le liquide injecté refluait de l'utérus par les trompes jusque dans le péritoine. Ges expériences firent grand bruit mais au lieu de jeter le discrédit sur les injections elles mirent plutôt les esprits en éveil de ce côté. Jacquemier les conseille dans son manuel d’accouchement et Chômel donne les préceptes suivants : « Les injections tièdes faites dans les cas ordinaires avec les décoctions émollientes, seront léyèrement chlorurées
quand 1l existe un écoulement fétide ; elles devront être
{. Recollin. Mémoires de l'Acad. royale de chirurgie. tome I, page 207-1757.
2, Levret. L'art des accouchernents, 1776. |
3, Mme Lachapelle. Mémorial d'accouch., tome IT, 1835.
%. Baudelocque. Traité de la périlonile puerpérale, 1830.
5. Dubois, cité par Bonnaul, th. Paris, 1866. 6. Widal (de Cassis) Gazette médicale, 1840.
-Hourman. Journal des connaissances médico-chirurgicales,
juillet 1846. Note sur les dangers des injections faites dans l’uté-
vus.
Que A
dirigées avec une sonde de gomme élastique jusque dans la cavité de l'utérus, si on a lieu de croire à quelques débris de placenta retenus dans la matrice ou à la formation dans son intérieur de caillots qui s’altèrent ». : | |
Trois ans plus tard Gensoul, dans une lettre envoyée à Widal.(de Cassis) pour lui prouver linnocuité des iniections utérines, conclut : « J’ai tout lieu de croire que des injections pratiquées dans la cavité utérine au début de la fièvre puerpérale en diminueraient la gravité, et pourraient même en arrêter la marche (1). En assistant à Florence à l’autopsie d’une jeune femme morte des suites d’une fièvre puerpérale, j'engagéai le médecin chargé de la salle des femmes en couches d’avoir recours à ce moyen s’ilavait àtraiter une métro-péritonite à la suite d’un accouéhement. J’ignore si ce moyen a été mis en usage, mais il me paraît rationel sans danger parce que à la suite des couches le col de-la matrice est largement ouvert. L'eau distillée doit entrer librement et ne peut pénétrer dans les trompes de Fallope dont l'ouverture si étroite dans l’état normal doit encore être diminuée par le fait du gonflement inflammatoire » (2).
On est étonné qu’en 1849 (3) la pratique desinjections
utérines futsi peu répandue en France alors qu’à Saint-