fxensoul. Union médicale
Pétersbourg, Von Grunewaldt (1) dès 1840 donnait une
injectionintra-utérine à toutes ses accouchées et dimi- nuent ainsi notablement les accidents puerpéraux dans son service de la maternité. De même en Allemagne Eisenmenger (2) faisait avec succès dans les cas d’infection putride des injections intra-utérines avec du charbon et de l’eau.
En France il est vrai vers 1850 Hervez de Chégoin écrivait qu'il était convaincu de l'efficacité du lavage de la face interne de la matrice dans le cas d'infection. Mais il était loin d’avoir érigé ce traitement en principe dans tous les cas d'infection reconnue dans son service. Pour voir à Paris ce traitement méthodiquement employé, il faut arriver jusqu’en 1860 ou Piorry au dire de Bounaud (3) fit pendant cinq ans à la Pitié des injections intra-utérines chez toutes les accouchées et aucune n’a été atteinte de péritonite puerpérale.
Mais c’est surtout aux thèses de Fontaine (4) et de Rendu (5) qu'il faut attribuer le développement considérable de cette méthode thérapeutique en France. Fontaine se basant sur plus de 300 observations préconise les injections intra-utérines dans les cas d’hémorrhagies et de rétention placentaire. Dix ans plus
tard seulement après une période pendant laquelle un
{. Grunewaldt. Saint-Pétersbourg med-woch, 1878. 2, Eisenmenger. Bulletin géncral de thérapeut . Tome XLV» p. 361, 1853.