OBSERVATION X
(In thèse de BRANDENBURG-)
En 1918, Perrin et Malet publient le cas d’un enfant de 10 ans, bien constitué, ne souffrant d’aucun trouble fonctionnel. Il était examiné pour un exthyma et le* médecin eut l'attention attirée par un choc du cœur d’une intensité anormale. A l’auscultation on entend un souffle systolique intense siégeant au quatrième espace gauche irradiant en tous sens et vers la pointe. Un frémissement important l’accompagne. Pas d’antécédents pathologiques. En même temps il existe un souffle diastolique au troisième espace intercostal gauche, et au deuxième droit ; il descend le long du bord gauche du sternum ; il est d’une faible intensité, aspiratif, doux mais très net.
La radioscopie réserve une surprise : on est immédiatement frappé par l’aspect d’un cœur énorme semblable à un cœur d’adulte, disent les auteurs, emplissant toute la poitrine, débordant le sternum à droite. Les cavités gauches sont considérablement hypertrophiées, la pointe est arrondie.
En oblique antérieure droite, l’espace clair rétrocardiaque est peu net, surtout dans sa partie supérieure? Le diagnostic porté est celui de maladie de Roger et d'insuffisance aortique.
OBSERVATION XI (résumé)
(BARD, in thèse de BRANDENBURG.)
Ce malade fut examiné à Genève par le Professeur Bard. Celui-ci retrouva le souffle systolique, le frémissement large couvrant le choc de la pointe déjà trouvé par plusieurs médecins. Outre cela, il entendit un souffle diastolique au même foyer que le souffle systolique avec son maximum légèrement plus intense. e
Ce souffle est doux, léger, lointain, son timbre rappelle celui des souffles veineux. Sa durée contraste avec cette discrétion. Il est en effet holodiastolique, il ne se propage pas, ne se modifie pas avec les positions du malade, énfin.il est constant et a été entendu identique à lui-même durant toute la période où le malade a été observé.
Enfin il n’y a pas de signes périphériques sinon un pouls vibrant à la fémorale. La tension artérielle est à 15/10 ou à 16/11.
C’est sur l'examen de ce cas que le professeur Bard a émis l’hypothèse pathogénique que nous avons rapportée plus haut.