‹ Contribution à l'étude des insuffisances aortiques congénitalesChapitre 29 sur 34 · ERA · texte numérisé non relu

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de Roger qui devait bientôt entraîner la mort. Dans une observation de Laubry, Marchal et Abaza, relatant l’association d’insuffisance aortique et de sténose isthmique, elle était peu marquée, il s’agissait d’une jeune femme de 30 ans qui avait quelques petits signes de décompensation cardiaque depuis l’âge de 23 ans (Obs. XIV).

Comme ces cas ont trait à une insuffisance aortique coexistant soit avec une maladie de Roger, soit avec une sténose isthmique, on ne peut savoir le rôle qu'a joué la première affection dans l’acheminement du malade vers la défaillance cardiaque. Toutefois nous avons déjà vu que l'insuffisance aortique, quand elle est associée à la malade de Roger, passe pour être. un facteur de gravité.

Cependant, le plus souvent, la lésion aortique n’a été découverte que fortuitement au cours d’un examen général et il n’existait pas de signes d’insuffisance cardiaque. |

2° Il est indiscutable que l'affection que nous étudions constitue un facteur d’aggravation de l’hyper-

“tension artérielle coexistante, en favorisant l’apparition plus rapide, comme nous le verrons dans la pathogénie, d’une insuffisance aortique organicofonctionnelle au cours de l’hypertension artérielle.

3° Enfin, l'insuffisance aortique congénitale doit réaliser dans certains cas un point d'appel pour l'endocardite infectieuse. Cependant, nous n'avons pu retrouver aucune observation d’insuffisance aortique congénitale où l’endocardite infectieuse ait atteint les sigmoïdes aortiques. Dans l’observation de Taussig

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et Semans (Obs. XIII) il existait bien une endocardite infectieuse, mais l’infection ne s’était pas localisée sur l’orifice aortique.

En somme, il ne semble pas que l'insuffisance aortique ait une évolution plus grave que les autres malformations cardiaques congénitales viables. Mais il est logique d'admettre que sa présence peut aggraver une hypertension en faisant apparaître plus tôt une insuffisance organicofonctionnelle.

Cependant, il est des cas où cette affection assombrit le pronostic, c’est le cas de son association avec la maladie de Roger comme l’a montré Brandenburg. En effet, un facteur inflammatoire atteint alors les valvules sigmoïdes, rendant leur insuffisance progressive.

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