‹ Contribution à l'étude des insuffisances aortiques congénitalesChapitre 28 sur 34 · SIGNES PÉRIPHÉRIQUES ET TENSIONNELS · texte numérisé non relu

SIGNES PÉRIPHÉRIQUES ET TENSIONNELS

Dans beaucoup de cas ils ne sont pas mentionnés ; cependant, dans une observation empruntée à Laubry et Pezzi (Obs. VII) ils existaient de façon nette, l’expansion et les battements étaient d'amplitude accrue, il y avait un double souffle crural de Durozier. De même Brandenburg a trouvé un pouls bondissant et un double souffle crural accompagnant une tension artérielle à 134/45 (Obs. VIII). Dans le cas de l’enfant qui était porteur d’une insuffisance aortique associée à un complexe d’Eisenmenger, ils étaient d’une intensité remarquable puisque, outre l’existence d’un signe de Musset, on percevait le pouls de la pédieuse à travers les draps. Dans ce cas nous ne connaissons. pas la tension minima.

Enfin dans notre observation la tension artérielle était de 165/75. Il n’y avait pas de signes périphériques.

5° SIGNES RADIOLOGIQUES.

Dans plusieurs cas les auteurs nous ont donné la description précise d’orthodiagrammes montrant une hypertrophie du ventricule gauche ; dans une observation relatant l’association d’insuffisance aortique et

— b4 — e de sténose isthmique, Lian, Marchal et Abaza mentionnent l’existence d’un très gros ventricule gauche (Obs. XIV), de même Perrin et Malet dans un cas où coexistaient une maladie de Roger et une insuffisance aortique (Obs. X). <

Malheureusement on ne peut tenir compte de ces faits à cause de l’existence de lésions associées fort capables elles aussi d’entraîner une hypertrophie ventriculaire. Seuls les cas purs nous intéresseraient. Dans notre cas il n’y avait aucune modification des dimensions ventriculaires sur l’orthodiagramme; nous verrons que cela constitue un argument en faveur de l'apparition tardive de l'insuffisance.

Il, — Evolution

Le plus souvent, comme toutes les affections cardiaques congénitales viables, l'insuffisance aortique congénitale est bien supportée. Cependant son évolution peut se faire suivant différentes modalités selon les circonstances anatomiques et cliniques dans lesquelles elle se présente.

1° Le rôle de l'insuffisance aortique congénitale comme facteur d'insuffisance cardiaque est bien difficile à préciser. Dans les observations que nous avons réunies, plusieurs fois le malade avait été amené au médecin par des symptômes d’insuffisance cardiaque. C’est ainsi qu’elle était apparue dans la jeunesse du sujet, à 19 ans, dans le cas de Laubry et Pezzi, où coexistaient une insuffisance aortique et une maladie

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